AUJOURD’HUI DANS TRISTE MONDE TRAGIQUE #2

Kriss et moi nous dirigeons vers le centre de la ville en discutant sur la manière dont nous allions gérer le budget avec l’approche des vacances et les petits voyages que nous aimerions planifier,mon jury pour lequel je n’ai toujours strictement rien fait,et l’arrivée d’un nouveau compagnon photographique dans sa vie.

Depuis une semaine il fait magnifique sur Bruxelles,et comme à chaque fois que c’est le cas,le ciel se transforme en une palette de couleurs pastels qui rappellent agréablement celle des pays les plus chauds et dont on peut admirer le dégradé à l’endroit panoramique par lequel nous passions. C’est dans ce mi parc, mi lieu de commémoration où les touristes affluent en masse et où les bruxellois viennent de temps en temps se reposer que je remarque à peine à travers la foule cette fille en train de pleurer. Le soleil m’aveugle un peu, et c’est  maladroite que je me dirige vers elle avec la conviction intime que je vais me faire remballer, même si je sais qu’un petit peu d’aide lors d’une déception,un échec ou une rupture au milieu d’une multitude d’inconnus peut toujours réconforter.

Mais quand je m’approche d’elle,je me rends compte que le problème est d’un ordre différent. Un ordre qui implique une mèche de cheveux arrachée sur sa veste et une bosse colossale aux couleurs violettes sur le dessus de son front. Elle m’explique en larmes et complètement hystérique qu’une fille vient de lui taper sur la gueule sans aucune raison. Que cette fille est toujours là au milieu d’un groupe en contrebas,toutes assises sur des bancs en train de s’agiter,mais ne semblant pas se préoccuper le moins du monde de ce qui vient d’arriver. Son amie nous rejoint son portable à la main en train de faire une description rapide du problème à la police qui va se rendre sur les lieux,pendant qu’on discute avec elle du pourquoi du comment elle s’est retrouvée dans cette horrible situation. On se déplace vers un groupe de garçons avec des skateboards qui sont adossés à proximité au cas où il y aurait un problème et qu’on aurait besoin de renforts.C’est à ce moment précis que je dis quelque chose de très bête et que je fais une promesse à une fille complètement angoissée et déboussolée et que je ne pourrai pas tenir : »On va attendre avec toi que la police arrive.Calme toi et ne t’inquiète surtout pas,on est là au cas où il y a un problème ».

Je remarque du coin de l’oeil que le groupe qu’elle m’a désigné commence à bouger de manière virulente et à se diriger vers nous, et je m’entends encore dire à la jeune fille près de moi qui commence à renifler et à paniquer qu’elle ne doit pas s’en faire,et qu’on est là. Celle qui lui a tapé dessus,un animal, bondit sur nous et se cale entourée de toutes ses copines sur sa victime en lui crachant qu’elle attend les flics avec elle et l’insulte à propos d’un litige obscur et incompréhensible selon lequel elle l’aurait entendu dire des saloperies sur son dos à l’un de ses amis en contrebas. Pendant qu’on essaie de les éloigner et d’assagir les esprits en disant qu’elles règleront leurs problèmes quand une force de l’ordre sera là,cette dingue qui a le profil d’une paranoïaque qui est tombée dans une marmite de cocaïne commence à la rouer de coups. Des coups d’une violence rare,des gestes qui n’ont rien d’incertain, un plaisir chez une malade et qui n’a apparemment rien de nouveau ou d’inhabituel. Je suis en train de voir cette fille se faire tabasser devant moi,et à part hurler des ordres de cessation sur le champ en essayant de me faire une place dans le reste du groupe féminin qui fait mur,je suis juste restée complètement mortifiée.Kriss a tenté en vain de s’interposer sans devoir foutre de raclée et d’attirer le regard complètement fou de la fille pour lui faire entendre raison sauf qu’elle a commencé maintenant à lancer des coups de pied. Je me retourne à la recherche d’une aide quelconque et je me rends compte que le côté masculin du groupe des malades mentaux débarque et que j’ai des raisons de maintenant sérieusement m’affoler.

Sous je ne sais quel miracle,les personnes se dispersent et la situation se calme au lieu d’empirer  et on crie à la fille en pleurs et sa copine d’aller se mettre à l’intérieur d’un musée ou d’un magasin,qu’on attend la police à sa place et qu’on ira la chercher quand ils arriveront. Deux tours en bagnole plus tard, sous le regard malsain de tous les « vendeurs » du parc et celui plus amusé des touristes,je m’excuse dépitée de les avoir perdues et avec l’urgence de ne rien avoir pris pour les contacter.

Cela fait deux jours que je ressasse cette histoire et je ne l’ai toujours pas digérée.J’en ai longtemps voulu à tous les connards qui grouillaient autour de nous et surtout aux skaters à côté de qui on s’était réfugiés.Ils ont assisté à la scène comme on assiste à un spectacle,en se roulant un joint et en baillant aux corneilles devant l’atrocité de la situation,j’ai eu envie de taper dans leur casquette de merde et leur dire qu’à l’époque les skaters ne ressemblaient pas à des hipsters pédés,qu’ils avaient des pantalons qui ne leurs serraient pas le couilles et qu’on pouvait généralement compter sur eux parce qu’ils savaient contrairement à eux qu’une planche ça servait aussi à l’envoyer violemment en pleine gueule quand un truc pareil se passait. Même si je pense fermement que ce sont toujours des connards,je sais malheureusement aussi que c’est ma propre frustration que j’ai brièvement rejeté sur eux.

Celle de ne pas avoir agi correctement,d’être restée la bêtement sans faire d’avantage par peur d’être confrontée à une arme. On m’a donné l’opportunité de prouver que des personnes pouvaient se manifester en cas de besoin et je me suis comportée comme il fallait s’y attendre : comme une froussarde,comme une aide inutile. Je n’ai pourtant pas peur des coups,mais quand j’entends parfois cette copine qui me dit le nombre de crans d’arrêt qu’elle a trouvé sur des moins de 10 ans dans des camps pour enfants difficiles,je sais de quoi les attardés sont capables et je n’ai pas eu le courage de trop m’y frotter.

Cela fait deux jours que je ressasse cette histoire et je sais que le dégoût que je ressens actuellement envers mon comportement aura néanmoins un aspect positif : m’assurer qu’à la prochaine occasion je ne me laisserai plus la possibilité de me sentir comme je le suis actuellement : merdique.

Et puis je suis allée voir « THIS MUST BE THE PLACE » pour me changer les idées ce week-end sans pourtant très grande conviction et malgré quelques parenthèses qui n’ont pas été refermées,le film était superbe. Superbe.

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17  commentaires

  1. Cela me fait penser à une discussion que j'ai eue avec K un jour et que j'aurais aimé pouvoir te retranscrire ici (il développera mieux que moi je pense).

    La conclusion était que : Plus on est nombreux, moins on réagit… Plus il y a de gens autour d'un drame, plus on est lâche car on espère que quelqu'un d'autre aura plus de couilles que soi-même pour réagir.

    Je crois réellement que c'est dans ces moments de panique pure et d'affreux que ressortent nos comportements les plus primitifs. Qui n'ont la plupart du temps pas grand chose de noble ou de moral.

    Au fond, personne n'est un héros, on cherche juste à sauver sa peau.

  2. Oui,il paraît d'ailleurs que c'est le sujet du dernier film d'Yvan Attal "38 témoins" dont on m'avait déjà parlé à plusieurs reprises les semaines passées,je ne pensais pas que j'en serais l'illustration récente.

  3. Je pense que tu as bien agi. C'est sûr, avec le recul, on se dit toujours que l'on aurait pu faire mieux, mais tu n'as pas hésité à aller voir cette jeune fille, et rien que ce geste est courageux.

    C'est psychologique, en effet : la masse est inactive. Les gens fuient les responsabilités en songeant que si une personne souffre devant d'autres, ce seront eux qui agiront. D'expérience, plus tu es entourée, plus tu n'as aucune chance d'être aidé. C'est monstrueux ; c'est humain.

    Ne t'en fais pas. Je pense que tu as fais le maximum. Tu ne pouvais pas non plus te mettre en danger, et tu n'es certainement pas comme les lâches de 38 Témoins. Alors, essayes de voir les choses sous un autre angle : tu étais avec cette fille, peut-être pas jusqu'au bout, mais tu l'as été.

    1. Merci!

  4. Ca me fait clairement penser à Kitty Genoves, le cas qui a permis d'expliquer qu'en effet, plus les témoins sont nombreux, moins ils réagissent en se disant que de toute façon, le voisin interviendra bien à notre place … Je trouve déjà extraordinaire que tu te sois arrêtée, que tu aies pris le temps de lui parler et de la réconforter. Rien que ça, je ne suis pas sûre que la plupart d'entre nous aurait osé le faire. Pour ma part, j'ai même de sérieux doutes… Donc, j'estime que tu n'as pas à te sentir merdique ou quoique ce soit dans cette histoire, tu es intervenue et c'est normal d'avoir peur. Par contre, je reste toujours incroyablement abasourdie quand des garçons n'interviennent pas. Effectivement, à baffer. Et je confirme aussi que le film que tu mentionnes est bien l'histoire de Kitty Genoves et qui illustre à merveille ce comportement social. Allez <3 !

    1. Merci mon petit chat!
      il faudrait que je voie ce film histoire de, mais on m'en a dit malheureusement beaucoup de mal.

  5. "j'ai eu envie de taper dans leur casquette de merde et leur dire qu'à l'époque les skaters ne ressemblaient pas à des hipsters pédés,qu'ils avaient des pantalons qui ne leurs serraient pas le couilles et qu'on pouvait généralement compter sur eux parce qu'ils savaient contrairement à eux qu'une planche ça servait aussi à l'envoyer violemment en pleine gueule quand un truc pareil se passait"
    ah merde, comment j'ai rigolé ! tu es magique !!! c'est juste, mais trop ça !!

    Pour l'histoire en question, tu aurais voulu faire quoi ? te faire lamentablement tabasser aussi ? tu dis toi même que les autres filles bloquaient le passage.. concrètement tu ne pouvais pas faire plus.

    as-tu gardé le contact de la fille ?

    bref, en tout cas, c'est toujours frustrant, j'ai en mémoire un évènement de la sorte qui s'est passé devant moi, je devais avoir 10-11 ans et une fille de ma classe s'est fait limite à moitié violée devant moi par trois mecs de la classe.. ils l'ont foutue par terre, lui ont tripoté les seins (elle avait la malchance d'avoir eu une puberté très précoce et une sacré poitrine), ils lui ont arraché sa culotte en rigolant.. et elle m'appelait à l'aide.. j'ai juste rien fait, j'étais en train de regarder en me demandant comment et quoi faire (et comme je me faisais régulièrement taper dessus sévèrement par les mêmes mecs, j'osais pas trop bouger..) cette fille, je l'ai retrouvée sur fb il y a quelques années, et je me suis excusée de n'avoir rien fait !
    Elle ne se souvenait même pas de l'incident et moi j'en suis encore aujourd'hui marquée et blessée, m'arguant que je suis une lâche..

    …..

    Autre fait divers, un homme passablement sdf couché au milieu d'une rue passante à Bordeaux, il ne bouge pas, n'a pas l'air de respirer, tous les passants le regardent, personne ne s'arrête, du coup, je me penche vers lui, lui touche la main (au passage dégueulasse) et l'appelle pour savoir s'il est en état de me répondre A CET INSTANT j'ai plusieurs passants (j'en ai compté au moins trois) qui sont arrivées vers moi, tous paniqués et inquiets en me demandant ce qu'il a et s'il va bien..(personnes qui n'auraient rien fait d'autre que le regarder de haut si je ne m'étais pas arrêtée) et d'autres qui me regardent avec un sourire compatissant à me faire dégueuler..

    furieuse je leur dit que j'en sais rien et qu'elles n'avaient qu'à se pencher elles-mêmes (soudain j'étais devenue le point d'accès et de référence d'un homme d'apparence comateux).
    au bout de quelques secondes, le mec ouvre les yeux avec un grand sourire en disant qu'il n'a rien, qu'il faisait semblant..

    Là, je suis entrée dans une fureur pas possible, l'engueulant lui, lui expliquant que c'est totalement con, qu'il m'a inquiétée pour rien et fait perdre mon temps..

    du coup, je m'en suis voulue de ne pas lui avoir marché dessus avec mes grosses boots comme le faisaient la moitié des passants.. du coup, maintenant, quand je vois un truc se passer, j'ai vraiment une question de agir ou ne pas agir…

    c'est un débat compliqué !

    1. J'aurais préféré prendre les coups effectivement à sa place. je sais que ce n'est pas très malin,mais au moins je n'aurais éprouvé aucun regret,et je sais que j'aurais rendu trois fois plus à cette cinglée si elle avait touché à un seul de mec cheveux. C'est d'ailleurs quelque chose qui m'a fort surpris chez cette fille qui se faisait agresser,et c'est sans doute parce qu'elle était tellement sonnée et fatiguée de ce qui venait de se passer,mais elle subissait complètement ce qui lui arrivait,j'avais envie de lui hurler de la frapper en retour,et je trouvais ça incroyable cette incapacité à riposter.

      Je n'ai ps gardé le contact de la fille,je n'ai déjà pas réussi à la retrouver lorsque la police était là,alors dans la précipitation…

      Sinon les histoires que tu m'évoques font vraiment peine à lire,il semblerait que tu sois tombé sur un connard qui s'est cru très intelligent et en plus en grande recherche d'attention,et d'une certaine manière heureusement que cette fille n'ait pas grand souvenir de cet évènement déplaisant!

  6. Tu as quand même d'un grand réconfort pour cette fille. Tu n'as pas à t'en vouloir… regarde les infos pr le moment où même tes amis peuvent te mettre deux balles dans la tête et bruler ton corps parce qu'ils ont peur que tu parles trop -_-

    On a tous été témoins de conneries pareils, on a tous des réactions différentes.

    1. Je ne lis pas les infos pour la simple et bonne raison de ne pas lire le genre d'atrocités dont tu m'informes!

      J'ai pensé à toi aujourd'hui! j'ai regardé Suicide Club et c'était très intéressant comme film!

    2. Je ne m'informe pas non plus… gros hasard de la vie.

      Ah chouette film! (malgré que c'est horrible -moment avec les animaux >.<) et assez compliqué… je me rappelle ne pas avoir compris certains points (qu'on m'a expliqué par après grâce au fait que des amis avaient lu le livre @.@)

      Si tu as des films à conseiller…? je suis un peu en manque
      les films coréens sont sympas mais là, pas grand chose m'intéresse^^'

      Tiens, tu vas au BIFF?

    3. Je travaille au BIFFF,c'est là que je fais mon stage!
      Donc je suis là quasiment 24 h sur 24,donc si tu passes,viens me dire bonjour!
      J'ai très envie de voir les films suivants THE WOMAN, IRON SKY, THE DIVIDE, CABIN IN THE WOODS,BEAST notamment,je vais à la nuit comme d'habitude,et il y a un paquet de trucs asiatiques,donc jette un oeil tu vas sûrement y trouver ton compte!

      J'espère t'y voir!

    4. Je pensais voir Himizu samedi… mais je vais à Namur toute la journée. Déjà que mes potes ont repoussé leur vacances pour qu'on se voit (ils bossent à l'étranger mnt), alors j'ose pas dire "si on allait à Bxl à la place".

      Enfin bon, du coup, je laisse tomber le BIFF cette année.-surtout que je bosse en semaine-

      Cool que ton stage se passe là bas. Je suis sûre que tu as dû surkiffer l'ambiance (enfin je vois bien les gens dans le même mood que toi dans de grandes conversations cinématrographiques)

      Une prochaine fois alors^^' (en plus, je pensais à toi et t'envoyer par courier le squelette verdatre… si tu veux, refile ton adresse à anne-sophie.roland@aginsurance.be => non ce n'est pas un virus -_- mais c'est à court terme)

  7. Anonyme

    Salut ! On ne se connaît pas, mais je lis tes blogs depuis longtemps et j'aime beaucoup ce que tu es/dis/écris.
    Si je commente, c'est parce que je suis interpellée. Je sais que d'autres l'ont dit avant moi, mais tu ne devrais pas culpabiliser: tu as fait plus pour elle que tous ceux qui étaient autour apparemment! Même si c'est toujours trop peu pour toi, c'est toujours QUELQUE CHOSE. :)

    Je voudrais aussi te dire de ne pas te laisser abattre par ce genre d'évènements. La lâcheté est une caractéristique courante chez l'être humain. Il y a quelques semaines, je me suis justement disputé avec un de mes meilleurs amis car on s'est fait emmerder par un gars bourré qui avait un tesson de bouteille à la main. Nous étions 4 contre lui: trois gars (dont deux d'1m90 et un qui fait du taekwondo) et moi, crevette d'1m60. A ma grande tristesse et surprise, je te laisse deviner qui a tenté de le repousser pendant que les trois autres fuyaient vers la voiture …
    J'ai remarqué que souvent ce sont les filles qui aident les gens dans des situations comme celles-ci. Je trouve ça anormal et horrible. Mais personnellement je continue parce que c'est dans ma nature, je ne supporte pas l'injustice. Et aussi parce que j'ai l'espoir que si on est plusieurs à le faire, aider les autres deviendra quelque chose de normal.
    Bonne chance, courage pour la suite!

    1. Merci beaucoup!
      Un grand merci également de te manifester,j'aime beaucoup échanger et je suis toujours heureuse quand de nouvelles personnes apportent leur grain de sable au blog! Donc n'hésite pas si l'envie te prend de commenter à l'avenir,j'ai énormément à apprendre des autres.

      Je suis bien contente de ne pas avoir constaté ce genre de comportement chez mes amis mâles jusqu'à présent,et je sais que j'ai déjà brisé des amitiés pour moins que ça alors s'ils agissaient de la sorte je serais dépitée même si je pense qu'après l'expérience de cette fois-là,je pourrais essayer de comprendre sans pour autant le tolérer.

      Je crois que tu as raison pour l'empathie féminine,j'ai rarement vu un garçon se diriger vers les soucis d'autrui,même si c'est dommage je crois que dans des cas moins extrême et de manière générale c'est également une de leur plus grande qualité : ne pas se mêler de ce qui ne les regarde pas et ne pas s'embourber dans les prises de positions foireuses et des potins qui tournent mal et typiquement féminins.
      On s'équilibre les uns les autres.

      A bientôt j'espère!

  8. C'est affreux.. je peux m'imaginer le sentiment de fatalité qui a du planer après la scène et ça me fait des hauts le coeur.. C'est frustrant de se rendre compte à quel point il y a des gens profondément stupides dans ce monde et qu'il n'y a rien que l'on puisse faire pour changer ce fait. Je crois que tu as fait tout ce qui était dans ton pouvoir et que très peux de personne aurait fait ce que tu as pris le temps de faire.

  9. Hm, je sais que c'est hyper frustrant, mais tu as fait au mieux avec ce que tu avais. T'es une crevette, tu ne risquais pas de botter le cul à une bande de nanas déchaînée. Et c'est sur que plus il y a de monde, moins on se bouge les fesses, en se disant que le voisin se mouillera. C'est triste, mais c'est comme ça. Mais j'avoue qu'un bon lattage de la gueule avec des planches de skate ça aurait été cool.