THESE WOUNDS, THEY WILL NOT HEAL

C’est la quatrième fois que j’essaie d’écrire cet article, mais ça sort toujours aussi confus et toujours aussi mal. Je vais donc essayer de scinder l’idée pour essayer d’y apporter plus de logique et de clarté, ce sera sans doute très mécanique mais plus simple pour ordonner le bordel qui régit ma vie ces derniers temps, une explication qui a besoin d’être évacuée sur le motif de mes posts qui s’espacent, et une bonne occasion de faire un nouveau bilan mensuel.

Au niveau santé, ça va pas très bien. Je me suis rendue compte ce mois-ci que ça fait maintenant deux ans que j’essaie de sortir la tête de l’eau, sans pour autant y parvenir. J’ai collectionné les médecins, médicaments, remèdes professionnels et de pacotille et produits divers en attendant un miracle qui n’est jamais arrivé. J’ai amassé des tenues, des camouflages et possessions inutiles et variées qui ont fini par me cribler de dettes et par s’entasser. Cela fait deux ans que je carbure à l’espoir, en me levant chaque matin avec la perspective que ça ira mieux demain, mais de l’espoir, de la force et du courage, ça y est, vraiment, j’ai compris que je n’en avais plus.

On pourrait penser que j’entre dans ma phase d’acceptation, mais non, l’horreur est loin d’être terminée puisqu’en plus de mes soucis initiaux, on a eu l’honnêteté de me dire que je prenais également un certain poids, et après une discussion à coeur ouvert ayant comme mantra « tant qu’on y est,balance tout« , nous sommes arrivés à la conclusion que mon corps agissait aussi depuis un bout de temps comme celui d’une femme ménopausée. J’ai souvent mal dans le bas-ventre et j’ai un mal fou à m’endormir, et je ne sais plus si c’est vraiment le cas ou si je suis en pleine phase de paranoïa… Pour faire court : je me transforme en un horrible troll. Je le dis avec humour, mais je commence à vraiment devenir fragile psychologiquement. Me lever dans un corps qui m’est de plus en plus étranger et odieux et découvrir une inconnue dans le miroir me fait pleurer quotidiennement. Je n’ai pas la moindre idée de ce qui se passe. J’aimerais avoir un dernier élan pour brandir le taureau par les cornes et essayer de terrasser cette horreur qui est en train de grandir en moi mais je suis tellement paumée sur ce qui m’arrive que je ne saurais même pas vous dire si mon virus est physique ou mental, si j’ai un problème d’ordre médical ou psychologique, si j’ai besoin d’une bonne claque dans la tronche ou d’avaler des cachetons.

Des personnes m’ont dit et répété que l’important au fond, c’était de savoir qui j’étais à l’intérieur de moi, et que le physique, après tout, c’est un souci subsidiaire. C’est totalement faux. La dissociation n’est pas possible puisque j’ai eu l’affirmation que ma personnalité était de plus en plus grignotée par cette bizarre métamorphose et par l’angoisse de la laideur, et que jamais, jamais on ne m’avait vu avec aussi peu d’estime et de confiance en moi. J’ai le visage tuméfié et les yeux fatigués par les larmes, j’essaie de sortir le moins possible sauf quand j’y suis contrainte et je parcours les rues les yeux baissés avec une comptine qui tourne en boucle dans ma tête : « Faites que je ne tombe sur personne, faites que je ne tombe sur personne.« .Cette carcasse répugnante qu’est devenu mon corps est en train d’asphyxier mon quotidien et s’étend comme un brouillard noir sur les ramifications du reste de mon existence.

Je ne suis déjà pas une pro des relations, mais c’est la première chose qui s’est vite ensevelie. Je suis de plus en plus distraite, absente, susceptible, je réponds de moins en moins, chaque proposition pour boire un verre ou se rencontrer se mue en angoisse, en cauchemar. Je n’ai même pas la force d’écrire une excuse avec un sourire forcé, et je laisse tout ça en suspend. Parce que je ne veux pas dire non, je ne veux pas refuser, je veux juste qu’on attende que j’aille bien. Que je me retrouve, que je me reforme, qu’on patiente pour que je revienne comme j’étais, pas comme je suis. Je veux ramener la fille que vous avez appréciée il y a quelques années et pas la poubelle répugnante que je suis devenue. C’est dur d’y arriver quand on reste dans une caverne de larmes et qu’on n’accepte pas l’aide des autres. Et aussi quand on a percuté que cet instant ne va sûrement pas pointer le bout de son nez.

C’est pourtant tout décidé au fond de moi, mon rétablissement. J’ai atteint des niveaux de tristesse et de dégoût inégalables semaine après semaine qui me font dire à chaque fois que jamais je ne me laisserai me mettre dans un état pareil une journée de plus, mais comme je l’ai dit, de l’espoir, cette essence précieuse, mon moteur n’en a plus. Je reste là plantée comme une imbécile devant tout ce que je devrais faire, les pieds paralysés par des mains invisibles. Ma volonté est pourtant vive et persistante, mais mon corps refuse et s’abandonne dans cette prison transparente qui m’immobilise et me pétrifie, cette dépression chronique dont j’ai bu une grande tasse et dont je n’arrive pas à faire passer la nausée.

Ma situation comportementale qui laisse à désirer ne pouvait donc mieux tomber dans cette période fantastique qu’est la recherche d’un emploi où un minimum d’assurance et d’ambition est requis pour se lancer et briller. Je n’arrive même plus à me berner moi-même sur le fait que je vaux quelque chose, alors j’ai dû mal à imaginer que ça va se faire les doigts dans le nez si je dois avoir un entretien avec quelqu’un d’autre. Lorsque j’ai fini par envoyer mes premiers CVs, cela faisait une semaine qu’ils étaient déjà pliés, empaquetés et prêts à être expédiés. Il m’en a fallu une de plus pour déterminer si tout allait finir par valser dans la poubelle. Enfin, je peux vraiment me couronner de la médaille de l’infantilité en admettant ne pas non plus avoir eu les couilles de les poster moi-même, comme si sceller l’action avec ma propre main revenait de toute façon à un échec assuré. C’est un peu devenu par extension un état d’esprit permanent chez moi; l’abandon. Je n’ai même plus la carrure de commencer quelque chose et de le terminer, je n’ai plus l’énergie de me battre et je m’avoue déjà vaincue alors que la vraie bataille n’a même pas commencé. Je suis un soldat mutilé avec le coeur d’un enfant terrorisé.

Pendant tout ce temps passé avec moi-même, j’ai aussi eu le recul suffisant pour me rendre compte que tous mes efforts graphiques et artistiques se révélaient finalement être un tas de merde. J’ai cette honte maintenant qui me colle à la peau comme un linge sale d’avoir été assez bête pour croire en cette montagne de nullité que j’ose appeler un portfolio. J’ai compris prématurément que je ne travaillerai jamais dans ce milieu à moins de tomber sur quelqu’un de suffisamment clément qui me prendra en pitié. Je prends quand même le temps de tenter le coup pour ne pas culpabiliser envers ma mère et pour m’interdire de me laisser absorber dans cinq ans dans un élan de regret qui me rendra insomniaque en me demandant perpétuellement ce qui se serait peut-être passé si j’avais essayé. Si n’existe pas.

Le tableau est désastreux, mais quelque part dans toute cette détresse et cette disgrâce, un petit déclic s’est déclenché. Ce n’est pas de l’espoir, mais peut-être est-ce de l’orgueil. Ce n’est pas de l’aspiration, mais sans doute de l’amour-propre. Ce derniers jours j’ai plongé dans un vide avec plusieurs fonds, et au bout de ma course j’ai trouvé une toute petite graine de fierté. Je l’ai replantée, arrosée, fait grandir tout doucement. Je refais des choses progressivement, j’arrache les feuilles de ma plante de fierté et j’en refais de la nouvelle came, ma came tissée de rêves et d’espoir que je roule doucement en espérant que cette fois-ci elle ne viendra plus à manquer. Parce que je ne veux plus être une junkie comme je l’ai été cette semaine-ci. Je ne veux plus être en manque d’avenir et de promesses, et avoir l’esprit aussi ankylosé.

Le renouveau, c’est le changement. Il va falloir de nouveau modifier ma tête pour la remplacer par une qui fasse moins mal. Je n’ai pas d’autre option comme coiffure pour soulager la douleur qu’un iroquois. Je ne sais pas encore quand j’aurai l’estomac pour repasser sous une tondeuse, mais s’il y a bien une chose que je sais c’est que je n’ai définitivement pas le profil pour le porter joliment. C’est pourtant la seule solution qui me vient à l’esprit pour enlever l’essentiel du périmètre malade et m’adonner enfin à d’avantage d’insouciance et de légèreté, même si je dois ressembler à une vieille flamande. Et puisque de toute façon j’ai cédé et que je n’en ai plus rien à foutre, je décolorerais bien les pointes pour un résultat encore plus punk. Pas sûre de la garantie de la chose puisque j’ai essayé de me faire un ombre plus tôt dans le mois et que ça n’a strictement rien éclaircit malgré le temps de pose que j’ai laissé déborder, sentant à l’avance le bide se profiler. En tout cas ça devrait donc ressembler à quelque chose comme ça :

Le reste se construit grâce à mes pouvoirs magiques. Certains ont cette faculté précieuse de trouver de l’argent dans un coin de leur chambre quand il en ont le plus besoin, j’ai l’impression de mon côté que lorsque je vais vraiment mal et que j’y pense très fort, des bouées invisibles sont projetées dans l’univers. Certains les attrape et je provoque soudainement les événements et les rencontres qui me permettront de me retrouver et de me guider.

Je n’avais pas revu Christelle depuis des années, et agacée moi-même par mes fréquentes sautes d’humeur j’ai laissé notre relation s’étioler. Elle m’a pourtant trouvé « hasardeusement » dans cette grande salle de concert et s’est avancée vers moi avec cette expression mi-rancunière, mi-enjouée, mais je l’ai prise tellement longtemps dans mes bras avec une force si désespérée que je pense qu’elle m’a pardonné puisqu’il a fallu des forces externes nous détacher. C’est idiot mais je préfère tomber sur des personnes nécessaires à mon existence sans pour autant faire trop de démarches pour que ça se produise. Je suis persuadée que nos chemins finiront par se croiser spontanément dans un vortex similaire, et je laisse la magie de nos cordons ombilicaux invisibles se réunir ensemble s’il le faut.

J’ai aussi une vague de personnes qui communique soudainement avec moi pour me sortir les doigts du cul et m’extraire de mon état léthargique pour que je leur ponde des logos, des mises en page, des créations diverses… Je m’oblige ainsi à essayer de créer quelque chose de correct tous les jours pour essayer de relancer cette machine très enrouée de productivité, mais aussi pour me donner de la consistance et refréner cette sensation moite et crasse d’inutilité. Même si cela reste un domaine dans lequel je ne vogue pas du tout comme un poisson dans l’eau, j’y ai trouvé toutefois beaucoup plus de satisfaction que dans la photographie qui me rejette en bloc pour le moment. Je n’arrive plus trop à empoigner mon boîtier ces derniers temps, mon regard est répétitif et épuisé, je n’ai plus le courage de l’éventuelle retouche et de la composition, j’avais apparemment besoin de changer de terrain de jeu. C’est ce que je fais.

J’ai des projets de concerts qui émergent aussi de nulle part comme des petits champignons alors que cette année j’ai l’impression d’avoir traversé un immense désert de néant, d’inanité, de vide. Je suis assez extatique à l’idée de revoir sans doute Punish Yourself et Rise of the northstar prochainement en plus de la période festivalière qui se rapproche graduellement. Ça va saigner.

Je ne sais pas si certains d’entre vous ont vu la ligne de vêtements mise en ligne par Felice Fawn, qu’elle qualifie de « Ghetto Goth« , je me suis vite retrouvée dans l’appellation que je trouve judicieuse quand je constate parfois ce que j’aime et j’écoute.

Pour les dernières actualités, j’ai beaucoup aimé le film Perfect Sense. Je suis en plein dans l’épidémie pour le moment en lisant « Les intermittences de la mort« , du même auteur que le coup de poing dans la face que je m’étais pris en regardant l’adaptation d’un de ses best-seller « Blindness« . Le livre est une nouvelle réflexion sur une épidémie bien différente : comment fonctionnerait une société où subitement la mort se fait absente.

Perfect Sense n’a donc aucun lien avec l’auteur de « Blindness » ou « Death with interruptions », mais m’a rappelé cette subtilité avec laquelle le thème était abordé, et s’ajoute à ma collection de film épidémique rondement bien mené. C’était d’autant plus risqué de rajouter ce fameux grain de romantisme dans une histoire où l’être humain perd progressivement ses cinq sens, j’étais étonnée moi-même de ne pas m’enfoncer dans le mielleux et de découvrir un film extrêmement plaisant, envoûtant et assez traumatisant.

Kriss a eu la gentillesse habituelle de me fournir en nouveaux jeux vidéos qui pourraient éventuellement me plaire quand il m’a vu baver sur la jaquette fraîchement sortie sur Xbox du célèbre Walking-Dead-avec-la-fin-qui-a-fait-pleurer-tout-le-monde… j’attaque donc la bête bientôt et j’espère que je ne serai pas atteinte du syndrôme habituel qui me caractérise bien lorsque je commence un nouveau jeu vidéo: l’abandon chronique en cours de chemin.

Jerem‘, qui est probablement ma ressource numéro 1 en matières de conseils de jeux vidéos qui m’ont l’air vraiment ultra-cools, m’a évoqué dernièrement A walk in the dark qui a l’air absolument fantastique dans le genre Limbo rencontre Alice au pays des merveilles (les deux seuls jeux que j’ai terminé dans ma vie). Il semblerait néanmoins qu’il soit d’une complexité affolante, mais je lève quand même mes deux pouces face au gameplay alléchant et à l’univers carrément superbe:

Il m’a aussi vendu du rêve en me parlant de Slender, une sorte de jeu d’exploration super-flippant à la torche et inspiré de la légende urbaine que tout le monde connaît bien à présent.

Et sinon, du metal, encore, toujours. J’ai une préférence ces derniers temps pour des reprises ou de l’instrumental pur. Prends ce qu’il te faut, écoute ce qu’il te plaît

Sinon, j’ai eu mon lot d’autres petites découvertes sympas aussi, parsemées de belles choses et de gens chouettes :

A part ça, rien.

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33  commentaires

  1. Je dirais que ta souffrance est psychique. Ton esprit est tellement en souffrance que ton corps en subit les conséquences. c'est d'une logique mathématique tragique.
    Tu vois et je pense que je ne t'apprendrais rien en te disant ceci:
    Quand la vie te brise les couilles, ton regard perçoit tout en noir, voit l'auto-nullité la ou n'est objectivement pas présente et ton corps répond de la manière la plus détestable possible. Résultat, on se déteste encore plus.
    On diras ce que l'on veut, mais même si la modestie et modestie permettent d'avoir une approche plus objective et plus posée de soi, l'ego n'est pas a dénigrer pour autant. c'est aussi lui qui te fait avancer et te donne une image plus ou moins positive de toi même.
    Je vais sans doute jouer les psys de bazar et j'aurai aimer en causer dans un endroit plus discret qu'une boite de commentaire, donc je vais faire court ( peut être en parlerons nous ailleurs, loin des regards ), mais les souffrances sont toujours le fruit de tragédies survenues dans l'enfance. Je l'ai appris a mes dépends, je l'ai étudié et j'en crève encore… Le château n'est pas toujours très solide quand les fondations du bâtiments sont étés mises a mal.
    on te l'a surement déjà dit, mais j'en rajoute une couche, tu as du talent, non ton site n'est pas un sac de merde pleins d'excréments immondes. Tu fais un travail de qualité et il ne faut pas que tu en doutes, accroche toi a ce qu'il y a de positif, le moindre fragment est bon a prendre. Et fais en quelque chose de grand. Tellement facile a dire, tu me diras. c'est vrai, quand la confiance en soi ressemble a une épaule démise on aurait plutôt tendance a chercher un trou ou s'enterrer tellement tout semble insurmontable. la nourriture a un gout fade, les journées longues et trop courtes. Tout ce temps perdu a ne pas aller bien. Au final c'est comme cracher contre le vent, notre propre connerie nous revient en pleine gueule.
    je me souviens précisément d'une chose que m'a tante m'a dit un jour. "Quand on va mal on a tendance a stagner dans notre mal-être. on a envie d'avancer. on sait qu'il le faut, que ce sera bénéfique pour aller mieux. Mais voila, avancer en terrain inconnu ça fait peur. Alors on stagne, parce qu'on est peut être dans la merde, mais c'est une merde que l'on connait bien et que l'on a appris a apprivoiser et avec laquelle vivre même si ça nous fait mal".
    Putain qu'elle avait raison. [Bon, elle est psy en gestalt et très philosophe sur les bords^^].
    Si la chance n'avait pas fait les choses a m'a place je pense que pas mal de choses n'auraient jamais bouger dans ma vie, tellement j'ai été tétanisé par l’échec. QUand on a été déçu encore et encore on ne peut que se replier sur nous même. j'ai dû aller votre une énergéticienne pour commencer a voir les choses autrement, que tout ce que nous faisons, vivons et ressentons est traduit a 10 000 par notre corps. il est le putain de réceptacle de notre psyché. J'ai passé 22 ans a le faire stocker de la merde et je suis passé sur la table de l'énergéticienne avant de commencer a me purger. Et encore, mon fichu organisme est toujours sur la défensive, emmurer dans la combi de IronMan.
    Tout ça pour te dire (oui, parce que j'ai un peu dévié quand mémeuh ) que " fait du bien a ton corps pour ton âme est envie d'y rester", mais positive aussi, tu le mérites. tu n'est pas RIEN. Tu as de grandes choses a accomplir, mais tu ne peut pas te voir a travers les yeux des autres donc je comprend que ça fasse peur. personnellement ce que j'ai vu de toi m'a touché.

    Prend soin de toi, c'est tout ce qui compte.
    Ouai, je fait très psy de bazar, aussi je retournes dans ma cave, tu m'excuseras…

    1. La souffrance psychique est venue je pense au départ de la douleur physique. C'est quand j'ai constaté que je commençais à perdre mes cheveux que j'ai commencé à me sentir mal psychologiquement. Aujourd'hui je suis tellement embourbée dans le mal-être que je ne sais plus si effectivement mes nouveaux symptômes sont dû à ma tête ou à mon corps, et c'est la le grand mystère.

      Par rapport à ta théorie de l'enfance, je reste sceptique… J'ai beaucoup pensé ces derniers temps à aller voir un psychologue, mais à chaque fois je repousse cette option puisque je sais au fond de moi-même que je m'auto-analyse vraiment bien et que j'ai suffisamment de personnes autour de moi pour évacuer, discuter et me mener sur les pistes utiles. Je connais le fond du problème, je sais ce qui ne va pas, je sais ce qu'il faut faire pour arranger les choses, et à moins d'apprendre quelque chose de vraiment louche que j'aurais puissamment refoulé, je sais que ça ne m'aidera en rien sauf si c'est pour éventuellement me proposer une aide médicamenteuse qui me dégommerait la tronche.

      Bon c'était un gros raccourci bien cliché sur les théories liées au bas âge dans le domaine psychiatrique, et je ne remets pas du tout en question ce qui s'est passé de ton côté (si tu veux en parler ailleurs, il n'y a pas de soucis, je suis juste un escargot en matière de réponse…), mais je crois vraiment qu'il n'y a rien à fouiller de ce côté-là chez moi en tout cas, puisque je connais déjà dans les moindres recoins les aspects de ma personnalité liés à l'éducation que j'ai reçue de mes parents et les angoisses que j'ai développé pendant mon enfance. La peur de l'échec en somme, et une propension à l'abandon.

      Ton passage sur l'énergéticienne m'intéresse beaucoup puisque j'ai entendu beaucoup de personnes témoigner avoir trouvé la source de leurs maux loin de la médecine traditionnelle, chez des magnétiseurs par exemple. Je ne connais malheureusement personne dans mon entourage proche pour me conseiller une bonne adresse, et toutes les informations que je récolte sur internet me donne l'impression d'avoir à faire à une bande de charlatans.J'espère qu'un jour cet aspect va changer…

      Merci en tout cas pour ton adorable commentaire, et j'ai déjà commencé à me détacher de mes chaînes qui me plantaient le talon dans le parquet, le moteur tourne de nouveau, il cahote de temps en temps mais je crois que je suis repartie pour un tour…!

    2. Le corps et l'esprit sont liés, je pense donc normal que lorsqu'un coté va mal, il entraine parfois l'autre quand on est décontenancé.

      Mmh, c'est le même tarif pour tout le monde a ce que je vois ^^ / angoisse et peur de l’échec. l'auto-analyse est une bonne chose, sauf quand tu ne donne une image de toi aussi négative. bon,je pense que c'était un coup de gueule, mais cette négativité c'est pas bon pour ton karma ;)/ J'ai crut constaté que tu était plutôt bien entouré, c'est certainement ce qui te permet d'avancer en dépits de tes soucis.

      Ceci dit, je ne me pensais pas "a fleur de peau", jusqu’à ce que mon énergéticienne ne débloque le tout. Alors je ne sais pas ou tu pourrais en trouver; internet oublie. j'ai trouvé la mienne par le biais de ma tante, ce genre de personne tu ne les trouve que par le bouche a oreille ( sinon tu fini chez maitre mala, marabout du quartier ^^ ). enfin bref, du coup, j'ai demander des conseils de lecture a ma tante et elle m'a conseillé "les personalités limites" de jean-pierre Fourcade aux editions Eyrolles. j'ai plutôt positivé après lecture, je ne suis pas un cas extrême. ^^

      En tout cas, mon énergéticienne est a Clapiers dans le sud de la france, si tu passe par la ^^ / c'est une très bonne chose, en plus, ça fait causer. parait que le meilleur moyen de se purger c'est le verbe, parler. Moi qui ait une forte tendance a l'introspection, je suis plutôt du genre a causer a moi-même.

      Tu as l'air d'avoir un quotidien assez riche, au vu de tes photos et de tout ce que tu nous racontes, c'est ce qui te sauveras ^^ / Au moins, tu n'es pas enfermé chez toi toute la journée a te morfondre. ;)

  2. Bonjour,

    J'ai bien lu tout ton article et je n'ai malheureusement pas de paroles salvatrices à tout ce que tu nous confies, cependant, un point que j'aimerais aborder avec toi sur le fait que tu trouves "nul" tout ce que tu as pu faire en création graphique. Ayant fait un CAP et BAC PRO Photo, je sais qu'en CAP, je ne faisais que ça de retoucher, j'adorais ça, je me sentais productive, etc… et puis, je ne sais plus comment, j'ai fini par détester tout ce que j'avais fait, au point même de me dire, comment j'ai pu faire dire à ma Mère qu'elle trouvait ça beau ? Ça me paraissait aussi ridiculement énorme qu'impensable. Bref, depuis cet événement, je n'ai plus retouché une seule de mes photos pendant 2 ans, il fallait impérativement que tout effet photographique soit réalisé lors de la prise de vue pour que je me sente au moins satisfaite de la technique de conception.
    Ce que je veux simplement dire donc, c'est que tu es sans doute arrivée au bout de tes limites dans ce que tu faisais et que tu es en ce moment même en train de "muter". Et même, si tu as le sentiment d'être plutôt à vide en ce moment, je pense sincèrement que ce soit ça. Il doit y avoir une envie plus ou moins consciente de faire autre chose, d'aller voir plus loin et de ne plus te sentir lasser dans tes étapes créatrices. En somme, bien que la passade soit exaspérante, ennuyeuse et déprimante, je pense que c'est aussi très positif, cela veut dire que tu es prête à explorer plus loin et beaucoup plus haut. Bien sûr, ce ne sera plus comme la première fois, lorsque tu découvres, que tu expérimentes avec cette productivité qui va bien avec. En effet, je pense que plus on avance et plus on se satisfait difficilement. Et c'est tout à fait normal puisque l'on s'enracine de plus en plus dans ce que l'on est ; chaque jour est un parachèvement de notre construction.

    Pour terminer, moi aussi, ces derniers temps, je trouve que mes photographies sont d'une affolante répétition, ce qui me pousse à passer plus de temps à photographier ce qui m'entoure. je veux comprendre pourquoi je n'obtiens pas ce que je veux, alors je pratique et je pratique en attendant le déclic. Mine de rien, dans la création, il faut vraiment y mettre tous ces efforts, c'est continuel, ça nous fait vivre, mais ça ne nous nourrit pas vraiment, c'est assez comique non ? :)

    Allez, j'espère que tu vas reprendre du poil de la bête, que les choses vont s'améliorer petit à petit. J'ai cru comprendre aussi que tu avais des gens autour de toi et c'est rassurant.

    Pour RE-terminer, je suis très contente de pouvoir me balader par ici, ton univers à beau se construire, on sent bien une entité affirmée, et je pense que c'est ça qui fait qu'on reste fidèle à quelqu'un.

    Bien à toi,
    Hél

    1. Je ne sais pas si j'ai besoin de passer une phase pour aller voir plus loin. J'aimerais penser que c'est le cas mais j'ai plutôt l'impression que c'est de la fainéantise de ma part et aussi à présent une angoisse de faire quelque chose me mettant en scène photographiquement avec la tête que je me paie dernièrement.

      J'ai pourtant des projets dans le domaine qui seraient vraiment bons je pense si j'y mettais du coeur et du mien, mais tout ce qui dépasse la photographie de reportage ou de documentation de mes activités quotidiennes m'est à présent impossible. Il y a quelques années je faisais une photo très travaillée par mois, maintenant je n'ai tout simplement plus la force d'installer la mise en scène, de me préparer et me déguiser, et de retoucher la bête. Rien que d'y penser m'épuise, et vraiment d'être si éteinte et ne pas pouvoir sortir ces images qui m'encombrent l'esprit m'attriste énormément. Je croule depuis des années sous tout ces projets qui auraient déjà dû s'extraire, mais les extirper devient avec les années de plus en plus difficile.

      Je ne crois donc pas que je mute vers une forme supérieure de ce que sera bientôt la manifestation de cette métamorphose dans mon travail, mais plutôt que je régresse progressivement. Et comme tu le dis,la création c'est quelque chose de continu, mais justement dans mon cas je m'y adonne de moins en moins souvent et les retours pour s'y mettre à nouveau me sont chaque fois toujours un peu plus pénibles.

      Mais je me force à reprendre du poil de la bête et à être le plus active possible, puisque je crois qu'effectivement la clé est là. Qui n'essaye rien n'a rien, surtout pas quelqu'un qui préfère se lamenter plutôt que d'expérimenter.

      Et merci beaucoup pour ta dernière phrase.

  3. Quand je lis tes mots, j'ai tendance à m'y retrouver dedans, surtout au niveau du physique. Dernièrement je ne ressemble strictement à rien. Mon état de santé est si préoccupant qu'il y a deux ou trois jours un élève parlait de moi en m'appelait le zombie. Même courts, mes cheveux tombent par poignées. Du coup j'ai trouvé la technique, mais je ressemble à une sorte de monstre des marais.

    J'aimerais pouvoir te dire à quel point je suis heureuse depuis que j'ai trouvé tel ou tel produit miracle, mais rien d'y fait. Il n'y a qu'à creuser et s'en sortir par soi-même en multipliant les idées et les essais même si ce n'est pas simple.

    Cela me fait plaisir, néanmoins, de lire que tu trouves une certaine fierté à te construire et à te préserver de quelque façon qui soit. Voilà plusieurs années déjà que je suis ton blog et je me rends compte que je me suis attachée à toi et tes mots sans t'avoir vu jusqu'alors. Je cherche des moyens de te dire que je comprends et soutiens tes démarches.

    1. AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH! Un jour je suis rentrée dans un tram est un trio de white trash qui avaient probablement été conçues par des bovins traités par des consanguins m'ont adressé tout le refrain de Zombie des Cranberries sur mon passage. Les gens ne se rendent pas compte que leurs insultes se transforment à mes oreilles comme d'étranges compliments. "Sataaaaann!" – "Merci!"/ "Marilyn Manson" – "Merci!"/ "Hey c'est déjà Halloween?" – "Merci!"

      Sinon oui, je suis probablement repartie pour une nouvelle multiplication d'essais et d'idées, je tiendrai bien sûr ce blog au jus si la tondeuse a donné des résultats probants ou si j'ai trouvé une perruque de catégorie championnat olympique.

      Et je sais qu'il n'y a pas mieux que toi pour comprendre mes démarches, on se renvoie depuis un bout de temps maintenant la balle du complexe et du mal-être, vu que j'ai fait un article conséquent sur le sujet, le prochain il est pour toi! Non,non, va bien s'il-te-plaît…

  4. Hello you beauty!! A gorgeous and very informative post as always!!
    I get excited every time i look through your photos with all the concerts and the life you capture!!! Keep that going and take care :)

    1. Thank you Magda! You're the sweetest girl ever as always, and your comments always make me blush!

  5. Merci pour le filon bleu :) Juste une question du coup, y a-t-il un shampoing que tu me préconises ? Parce que je me souviens de ma première coloration, c'était rouge-violine, et en 3 shampoings ma couleur était partie, j'étais devenue rousse-pas-belle-très-déçue. Donc j'aimerais quand même éviter ça.
    Enfin, je te remercie beaucoup n'empêche, car grâce à toi, je fais l'essai dès que j'ai suffisamment d'argent pour :).

    1. Il y a plein d'astuces pour garder ta coloration semi-permanente le plus longtemps possible! Rincer tes cheveux à l'eau froide surtout le jour où tu fais ta coloration, et proscrire tout shampoing anti-pellicculaire et de traitement qui décapent la couleur en un rien de temps… Je crois qu'un shampooing basique fera l'affaire sinon! Beaucoup de personnes prennent la couleur qui leur reste dans leur flacon pour la mélanger avec leur après-shampoing, ça permet de conserver ta couleur un peu mieux après chaque lavage…

      Il y a plein d'astuces en ligne et de tutoriaux sur youtube de gens qui ont expérimenté tout et n'importe quoi qui t'informeront dans les détails de ce que tu dois faire comme mettre des gants absolument quand tu poses et quand tu rinces, mettre un t-shirt qui peut être abîmé, protéger ta salle de bains puisque ça tache énormément tout ce qui est en dehors de la baignoire et du lavabo, mettre un bonnet de douche après sur ta tête pour garder ta couleur chaude pendant le temps de pose et l'empêcher de sécher… C'est une vraie science!

      Aussi, je ne sais pas de quelle couleur sont tes cheveux actuellement mais au plus ta couleur naturelle est claire au plus la coloration se verra. Si tes cheveux sont assez foncés, tu auras plutôt des reflets.

      Bonne chance si tu passes à l'acte! J'espère que tu pourras vivre ton rêve de cheveux bleus et dis-toi que de toute façon si c'est moche, il suffit de recouvrir…

  6. Tu racontes des bêtises, t'es canon ! Même ma mère me l'a dit pendant que vous étiez aux toilettes avec Jeremy avant le concert. Bon, j'suis une fan girl quand il s'agit de toi donc je ne sais pas quelle importance c'que j'dis peux avoir. Et puis c'est vrai que c'est à toi que tu dois plaire avant tout…
    Mais j'te l'dis quand même (Je t'aime ! Haha, vieille blague), t'es belle :3

    J'espère quand même super fort que tu t'es vraiment amusée quand on s'est vu et que tu ne m'as pas dis ça pour me faire plaisir. Je te fais de gros bisous en t'envoyant pleins de pensées positives ♥

    (J'aimerais pouvoir trouver les "bons" mots comme on dit pour te remonter le moral et t'aider à aller mieux, à aller dans le sens que tu veux mais… J'suis nulle dans cet exercice. Alors j'vais me contenter de te faire les beaux yeux ! (Par écran interposé, ouais.) Et j'ai vu la vidéo où je ressemble à la chanteuse !)

    1. Oui, et bien en ce qui concerne ta maman je sais d'où tu tiens maintenant ton altruisme et ton humanité légendaires…! Je sais pas si c'est ça la recette qui vous rend aussi fringantes toutes les deux, mais je devrais sérieusement essayer. HA NON C'EST VRAI JE SUIS BLASÉE DE TOUT.

      Ah non, vraiment c'était très bien, j'aimerais bien qu'il y ait des concerts de Lindsey Stirling tous les mois maintenant. Les copains ont dit que vous étiez SUUUUUUPPPPERRRR SYMPAS, et ils ont toujours quelque chose à souligner de déplaisant chez les autres, donc vous avez la palme des gens cools avec qui il est fort agréable de traîner.

      je te dirais bien que je t'aime aussi coco Lady, mais après je vais devenir un monstre de possessivité et de jalousie envers toi, reportons cette étape de notre relation à plus tard s'il-te-plaît!

      Alors pour The gathering on est d'accord ou je me plante royalement :D ?

    2. Et bien, c'est assez difficile de se comparer à quelqu'un je trouve mais je crois que je vois ou tu peux voir une ressemblance ! Donc tu n'es pas complètement à côté de la plaque j'imagine, rassures-toi.

      C'est gentil de la part de tes amis ! Et coco Lady c'est carrément classe comme surnom :O

  7. Petit chat! Je n'aime pas te lire dans cet état :( ça m'attriste énormément parce que tu es honnêtement une super belle fille plein de talent et je ne perdrais pas autant de temps sur ton blog si je ne le pensais pas. et je suis pas mal certaine que c'est le cas pour tous tes lecteurs et les gens super qui ont l'air de t'entourer.

    Pour ce qui est de ton travail, ne perd pas espoir, SI jamais ça prends un peu plus de temps que prévue. Je suis dans un domaine similaire et je sais pertinemment que si jamais les réponses tardent à venir ça n'a strictement rien à voir avec ton talent. C'est une question de timing et de contact. Une fois que que tu as les deux, c'est la que le talent devient un critère premier. Et à partir de ce moment là je ne suis pas inquiète pour toi.

    J'étais trop gêné pour te le demandé mais je voulais savoir si tu faisais des contrats de design web et genre logo.. ?

    Sinon comme toujours j'adore tes posts, plein de découverte, de beauté et d'humanité

    Prend soin de toi!!!

    xoxoxoxox (pour te remonter le moral)

    1. Miaou!
      Merci ma jolie, mais ça va déjà beaucoup mieux tu sais. Je reprends le fitness et les smoothies, je crée tous les jours pour me sentir utile, et vomir ce qu'on a sur le coeur, c'est déjà un pas vers la guérison…!

      Je suis d'accord avec ce que tu dis pour ce genre de jobs. Pour ce qui est des contacts, étant donné que je peine à les entretenir et que ma sociabilité est presque inexistante j'ai du mal à m'incruster dans un bon réseau, et au niveau du timing, ça fait même pas une semaine que j'ai envoyé mes lettres que la famille me fout déjà la pression pour savoir si j'ai des réponses positives. Je ne sais pas si c'est de la naïveté de leur part, mais ils ne comprennent pas que c'est un milieu tout petit et très fermé où il faut attendre que des places se libèrent ou avoir un bon piston pour se faire une place là-dedans…

      Je ne sais pas si on peut dire que je fais des "contrats" puisque pour le moment je fais tout gratuitement pour des connaissances ou des potes. Je me dis que c'est bon pour le book et c'est stupide mais je n'arrive pas à m'imaginer demander de l'argent pour ce que je fais. AU SECOURS.

      Une avalanche de bisous et de X et de O aussi.

    2. Alors je suis contente d'entendre ça! Qu'est ce que je ferais sans toutes tes photos et recommandations super!?

      Je te comprends pour le travail, je fais pareil en photo. :(

  8. Je ne sais pas comment offrir mon aide, peut-être car les seules solutions que j'aie pu trouver lorsque j'avais l'impression de toucher le fond, c'étaient des impulsions qui venaient de moi-même. Certes, appuyées sur mon environnement, sur des proches et des décisions impliquant de l'aide extérieure, mais la remontée à la surface pour reprendre une bouffée d'air, c'est de moi-même que c'est parti.

    Sache juste qu'on est tous là, qu'on pense à toi même si on ne sait pas trop comment te le dire. Qu'on comprend qu'il te faut le temps et l'espace. Et qu'on te souhaite fort que les horizons s'éclaircissent.

    Je me sens maladroite à écrire ces clichés, mais je les pense sincèrement.

    1. Il n'y a rien à dire pour me réconforter, tu le soulignes très bien, l'impulsion doit venir de moi-même et c'est d'ailleurs ce que je fais. Je suis contente que tu aies compris le mot d'excuse qui t'es en partie adressé aussi dans ce message et je m'en veux terriblement de ne pas avoir encore l'énergie nécessaire pour te répondre. Pardon…

    2. Ne t'en veux pas, je tenais à commenter pour te faire saisir aussi que la priorité, c'était avant tout de t'occuper de toi. Les mails ça peut attendre, et j'obtiens des nouvelles par ton blog :) Donc nul besoin de culpabiliser, loin de là. Prend soin de toi surtout.

  9. Tes mots me laissent bouche bée. D'une part, j'aimerais dire quelque-chose d'utile et d'autre part, je ne vois pas ce que je pourrais dire étant donné que je suis dans à peu près la même situation. Je me permettrais donc un conseil, ne passe pas sous la tondeuse si tu n'es pas certaine de le vouloir vraiment. N'attends pas cette pulsion presque traîtresse. Ma pulsion m'a soulagée, alors ça oui, j'étais délivrée. Mais ça a duré un temps et maintenant j'estime que je ne me suis jamais sentie aussi laide. Je fais croire à mes profs que j'ai une maladie au cuir chevelu et que je suis obligée de garder ma casquette pour laisser agir un produit tellement j'ai honte de ma tête. J'ai sans cesse la hantise que mes camarades me l'enlève pour rigoler. Je me regarde sans arrêt dans le miroir en ne me reconnaissant pas. Mon nez qui attend de passer sur le billard mais pas encore l'argent nécessaire… J'ai l'impression d'être morte. La santé va aussi mal que toi en plus de ça, donc ne t'ajoute pas une épine en plus. Sauf si tu veux vraiment tester, fonce, moi-même je n'ai voulu écouter personne, je ne regrette pas, il fallait que je le fasse mais je veux dire que je me sens vraiment pas bien maintenant et que je m'en serais bien passé de ce sentiment. Je me sens également d'une profonde nullité dans tout ce que je fais, que ce soit au niveau de mes études, j'ai l'impression que de toute façon je n'arriverai pas à avoir ce foutu diplôme car je ne comprends rien, je n'y arrive pas. Et je n'ai plus de motivation ni de force pour quoi que ce soit. Je ne photographie plus non plus tellement ça me dépasse. Je n'écris plus. Je ne fais plus rien. Je me contente de rester cloîtrée parfois les volets clos alors qu'il fait tout soleil dehors. Je ne réponds plus aux messages de mes amies. Je ne cherche pas à sortir. J'évite. Je rougis dés lors que je croise quelqu'un que je connais tellement j'ai honte « qu'il voit ça » Je fais semblant d'aller bien pour les proches. De plus je me sens malheureuse parce-que des fois je tuerai pour avoir ne serait-ce qu'un câlin tellement je me sens seule. J'arrête pas de me rabâcher que j'ai peut-être fait une connerie de quitter Nice et mon ex, qu'il me manque, que je me sens si seule ici…. Je me sens comme « plus rien » … Mais il y a un MAIS. Et cela, va s'appliquer pour toi, je ne suis pas venue pour uniquement parler de ma tronche, mais malgré tout, je sais que tout ce que je pense, c'est erroné. Je ne suis pas une merde. TU n'es pas une merde. Je sais très bien que je ne suis pas nulle et que c'est simplement mon état physique et moral qui fait que je m'enfonce et que j'arrive à me persuader que je suis vraiment bonne à rien. Moche, inintéressante, vide. C'est également le cas pour toi. Tu es dans une spirale infernale, un sable mouvant de pensées négatives, Le physique parfois, lui seul suffit pour détruire tout le reste. C'est ce qui fait presque toute la confiance en soi.

    1. Je suis vraiment chagrinée de voir que même une fille comme toi qui est si accomplie, si belle et pleine d'imagination, et à la lecture des commentaires, je peux constater que je ne suis pas la seule à le penser, même une fille comme toi donc, soit si malheureuse et démolie à cause de sa propre personne. Tu es capable de grandes choses. Tu es douée pour un tas de trucs, je suis certaine que tu te compares pour penser ainsi. Il ne faut pas. Tes efforts reviendront faire surface, ne t'inquiète pas pour ça. On ne perd jamais totalement courage, à long terme du moins. On finit toujours par se relever quand on est à la base une grande dame comme Aleks :) Tu as tout mon soutien, ma compréhension (aussi futile que ça peut paraître, c'est toujours rassurant de se dire que quelqu'un d'autre à quelques kms vit des choses similaires) et puis en plus, si tu as eu toute cette force pour écrire tout ça, ça prouve bien que tu vas renaître. COURAGE ♥ J'aimerais vraiment t'aider. Faire une action. Quelque-chose. Pas que des mots. Vraiment bouger quelque-chose qui te débloquerait tout le reste pour que tu ailles ne serait-ce que mieux d'une moitié. Et que tu fasses le reste… Je pense fort à toi. Sincèrement. Bisous!

      Ps : Et Perfect Sense est effectivement superbe !

    2. Pour la tondeuse c'est trop tard, j'ai rendez-vous jeudi et malheureusement je fais partie de ces personnes qui ne peuvent plus revenir en arrière dès qu'une transformation physique leur passe par la tête. Çà va me hanter et me poursuivre jusqu'à ce que je le fasse, donc autant lâcher la bête sans me morfondre trop longtemps. Mais j'ai l'impression que cette coupe va me plaire si elle est réussie, sincèrement. Je crois que j'ai besoin de retrouver mon côté badass étant donné que je ne peux pas avoir ma part de féminité. Il n'y a rien de pire pour moi qu'avoir le cul entre deux chaises. Je choisis donc d'être un garçon et ça me fera du bien de pouvoir lâcher un peu mes cheveux et pouvoir aller dans des concerts sans flipper de ce qu'on pense derrière moi ou de les arracher…

      Sinon je crois qu'on a une actualité un peu similaire toi et moi, je me demande constamment si je dois me promener avec des casquettes et jusque dans quelles circonstances j'arriverais à éventuellement les imposer, ce bête détail sur les volets c'est également une grosse part de mon quotidien et pour les études même les cours subsidiaires que je suivais le soir qui étaient d'une simplicité infantile ont fini eux aussi par avoir ma peau.

      Je te renvoie la balle pour tout ce que tu as dit à mon propos, et pour ce que ça vaut, si je te voyais dans la rue avec la coupe de cheveux que tu essaies de planquer je serais vraiment très, très impressionnée et je pense que c'est d'ailleurs un peu grâce à toi et ta coupe Chelsea que je vais pouvoir me délester d'un poids dont j'aurais dû depuis longtemps me débarrasser.

      Et je te remercie énormément d'avoir pris la peine d'écrire ce commentaire, c'est la plus grande action que l'on peut vraiment faire pour moi, je me sens écoutée, comprise, beaucoup moins seule et j'ai hâte qu'on se croise un de ces jours pour passer la main dans nos cheveux ultra courts et constater nos nez difformes pour pouvoir créer notre club de complexées et pouvoir en rigoler.

    3. Comme je l'ai dis précédemment, tu as bien fais de craquer :) ! C'est fou comme ça te rend plus pétillante. Plus "vive" . Et autres adjectifs adéquats. ^^ De plus, je suis contente si c'est un peu grâce à moi que je t'ai fais franchir le cap.

      Et je comprends tout à fait ce besoin irrépressible d'agir dés que quelque-chose nous passe par la tête. Ma mère appelle ça de l'impulsivité maladive haha.

      J'ai finalement remplacé mes casquettes par les fameux foulards "pin up" et le rendu est plutôt sympa, je reçois des regards de primates et des réactions faciales stupides face à mon crâne que l'on voit malgré tout. Mais bon, la population Normande est comparable aux deux crétins WALKMAN… Haha.

      Il n'y a pas de quoi pour mon commentaire, tu m'as tellement enrichie dans plusieurs domaines, que si y'a quelqu'un à remercier, c'est bien toi. De plus, à force, on s'attache quand on lit régulièrement une personne, j'ai parfois l'impression de te connaitre, je ressens parfois des élans d'affection que je juge parfois incongrus du fait que tout se passe derrière une page web mais après tout, ça n'enlève en rien la véracité de ta personne, tu dévoiles une partie de toi et ce que tu dévoiles me touche et fait que tu fais partie de ces personnes que "j'aime" à distance et qui me plairait effectivement à l'idée de croiser un jour.

  10. D'après ce que je peux en voir sur ton blog, tu as l'air d'être plutôt bien entourée. Franchement, c'est l'essentiel. Si je pouvais me permettre de te donner un petit conseil, ce serait de ne pas refuser une sortie à cause d'une gêne physique que tu es assurément la seule à voir. On se fait toute une fixation sur nos petits défauts, parfois on évoque le sujet avec une personne et celle-ci répond tout simplement "mais j'avais même pas remarqué !" Dès qu'il s'agit de se juger soit même, on devient très dure et très critique. On a souvent un idéal de beauté et si nous ne rentrons pas dans cet idéal là, alors on se trouve bien merdique. Pourtant tout le monde n'a pas les mêmes critères que nous. On peut bien se trouver moche et pourtant plaire à d'autres. Et puis surtout tes ami(e)s, c'est certains que eux se fichent que tes cheveux ne vont pas comme tu veux ou que ton nez soit comme ceci ou comme cela. Ils veulent juste être avec toi pour ce que tu es dedans, pour ta présence et ta personnalité. C'est certain qu'il y a toujours teeeeellement plus jolie mais merde, il y a aussi souvent beaucoup moins bien. Phrase bateau mais en même temps tellement vraie.

    Bref, j'ai juste envie de te dire de ne pas te couper des gens qui t'aiment, vraiment, parce que la solitude est dévorante, et quand on veut en sortir, il est extrêmement difficile de réussir à nouveau à recréer des liens. Parole d'experte. Surtout que tu es une personne très intéressante, j'ai découvert plein de choses depuis que je suis ton blog, il serait fort dommage que tu ne partages pas tout ça aussi avec ton entourage irl. Le manque d'estime de soi peut être dévastateur, mais ne lâche pas tes passions ou tes études parce que tu trouves le résultat final mauvais. Prends du plaisir à le réaliser sur le moment et si ça pas, recommence. Arrêter tout ça, pour faire quoi ? Un boulot à la con ? Et te lever tous les matins avec la boule au ventre pour bosser uniquement pour payer les factures ? Des gens seront forcément intéressés par ton travail, personnellement je n'en doute pas. De ce que tu nous en montres, tu as un univers bien à toi et une imagination que j'envie..

    Je vais arrêter là ce commentaire déjà bien long, un de plus à te dire la même chose : tu es une nana super intéressante et tout aussi canon. J'espère qu'à force de le lire tu finiras par t'en persuader, parce qu'après tout, rien ne nous oblige à le dire à part la franchise !

    1. Je suis d'accord avec tout ce que tu dis. Mais je n'arrive vraiment pas à m'ôter de la tête que mes cheveux sont l'extension ultime de ma personnalité. J'ai beau philosopher sur le sujet en parler 10000 fois avec plein de personnes différentes, relativiser, prendre du recul, sans crinière je me sens comme morte. Ma vie s'écroule pour des poils, je sais c'est affligeant, mais c'est comme ça.

      J'ai effectivement beaucoup de chance avec les personnes qui m'entourent, tout le monde me soutient, personne ne perd patience alors que je me serais jetée un seau d'eau froide sur la gueule à plusieurs reprises. J'ai décidé de sortir d'avantage sinon, j'ai compris lors d'une sortie entre amis que c'était ça dont j'avais besoin et qui me faisais du bien : ça m'occupe la tête, me défoule et j'ai le sentiment d'au moins ne pas trop échouer dans un domaine, c'est déjà ça!

      Merci Dame Nina, je te renvoie l'ascenseur et je suis touchée que tu passes encore par ici! A très bientôt!

  11. Si les jeux vidéos peuvent t'aider à passer cette sombre passe alors voici un avis (parmi tant d'autres, mais celui-ci est le mien^^), dans un style très enfantin mais assez sombre, le modeste "Scarygirl" et Amnesia the Dark Descent pourraient venir compléter ta liste de jeux que forment Limbo, Alice Madness returns, A walk in the Dark, etc…

    Je situerai l'atmosphère de Scarygirl entre un BettleJuice (pour le perso principal et les monstres rencontrés) et un Rayman (pour le design, le gameplay et les décors coloré). Le cadre: On suit l'histoire de cette petite fille gothique, élevé par un poulpe, qui décide partir découvrir le monde en compagnie d'un lapin maitre karatéka.
    http://www.jeuxvideo.com/jeux/pc/00043295-scarygirl.htm

    Dans un style beaucoup plus proche de Slender, Amnesia the Dark Descent vaut aussi le coup d'œil, bien sûr la difficulté du jeu est parfois rageante.
    http://www.jeuxvideo.com/jeux/pc/00027207-amnesia-the-dark-descent.htm

    Si ce commentaire semble freluquet à côté des autres, soit!

    1. Je connais Amnesia mais je n'y ai jamais joué! J'ai eu des échos assez flippants comme quoi c'était un jeu vraiment inquiétant! J'ai vu plusieurs vidéos de personnes le parcourir sur Youtube qui m'ont fait beaucoup rire sur leur peur ouvertement déballée et assez irrationnelle, mais ça m'a pas mal découragé de me lancer dans l'aventure, je suis trop jeune pour avoir des crises cardiaques!

      Scary Girl m'a par contre l'air extrêmement mignon, et j'aime bien les jeux de plateformes donc si j'ai l'occasion d'y jouer un jour je me tournerais d'avantage vers cette option! Merci beaucoup pour tes recommandations, j'en prends bonne note!

  12. Ton article est bouleversant. Il fait mal à lire, même si je ne te connais pas. Mais tu as un don certain pour écrire à la perfection les sentiments qui se battent en toi. Bravo ! C'est très beau à lire, même si c'est dur et douloureux, c'est du "dur et douloureux" très très bien écrit. Et ça doit te faire du bien de vider un peu ton sac de la sorte.
    Je ne te connais pas tu sais Aleks mais j'aimerais que tu essaye de croire en toi. Au moins un peu. Je me suis reconnue dans tes mots. Surtout ce passage : "chaque proposition pour boire un verre ou se rencontrer se mue en angoisse, en cauchemar. Je n'ai même pas la force d'écrire une excuse avec un sourire forcé, et je laisse tout ça en suspend. Parce que je ne veux pas dire non, je ne veux pas refuser, je veux juste qu'on attende que j'aille bien. Que je me retrouve, que je me reforme, qu'on patiente pour que je revienne comme j'étais, pas comme je suis. Je veux ramener la fille que vous avez appréciez il y a quelques années et pas la poubelle répugnante que je suis devenue."
    C'est pas tout à fait ce que je ressens, mais presque. Et jamais je ne serais capable d'écrire ces mots là, pourtant c'est à peu près ce que je ressens. Je suis ronde, depuis plusieurs années. Et mes rondeurs me terrorisent. Vraiment. Enormément. J'ai l'impression de cohabiter avec un corps qui ne me corresponds pas. D'être coincée dans une enveloppe corporelle qui n'est pas mienne. Elle m'oppresse. J'aimerais retrouver mon corps d'avant. Celui dans lequel je ne me sentais ni bien ni mal. Celui dans lequel je me sentais vivre sans me poser de questions. Je ne pensais pas à l'apparence de mon corps. Il était tout ce qu'il y a de plus normal. Je n'y pensais pas. Je pensais à vivre, à rire, à rencontrer. Avant toutes choses. Maintenant, c'est mon corps d'abord, et le reste on verra si j'assume. Certaines choses ont dû être écartées de ma vie. Les vêtements colorées, les jambes nues, les petites robes légères, certaines envies de tatouages, la piscine, la mer, bronzer, etc. Tout ça, c'était bien, mais c'était bien seulement avant. Quand j'aurais retrouver mon corps d'avant, peut-être que ça reviendra.
    Tout doucement, très doucement, j'apprends à écarter lentement mes complexes, à plus apprécier mon reflet dans le miroir. J'ai toujours cette envie de maigrir, mais plus pour les mêmes raisons qu'avant. Avant la raison principale était "mon regard et celui que les autres posent sur moi". Maintenant, j'ai appris à faire avec. J'ai plus envie de maigrir pour pouvoir ENFIN porter les vêtements que je VEUX porter. Et pas ceux que je PEUX porter. (Tu comprends le truc ?).
    Je te souhaite vraiment de trouver un travail qui te plaise. Et qui te confronte au regard des autres. C'est ça qui a marché pour moi. Je suis en CDI depuis deux mois. J'ai beaucoup beaucoup de collègues. Principalement des hommes. Et je suis toute la journée face aux clients. Ça m'a aidée à moins faire attention aux regard des autres. A m'apprécier davantage. Je fais tout pour me mettre en valeur. Je fais plus attention à ma coiffure, mon maquillage, etc (les fringues je m'en soucie pas, on a une tenue de travail, donc …). Et ça fait du bien ! Vraiment.
    Alors crois en toi. Essaye ! Ça prends du temps de retrouver confiance en soi. Mais en retrouver juste un peu, ça aide. Alors si tu arrive à puiser dans tes réserves pour aller mieux, comme tu le fais en ce moment, continue ! Cette nouvelle coupe te va à ravir ! Crois-moi ! Tu es déjà une magnifique jeune femme avec un visage fascinant à la base ! Et pour tes talents de graphiste, crois en toi ! Ton site pro est génial !!
    Bisous <3

    1. Je crois déjà un peu plus en moi depuis que je me suis coupé les cheveux, c'était un peu quitte ou double de passer radicalement sous les ciseaux, mais c'est déjà un premier pas vers une vie plus sereine et j'espère que le reste suivra progressivement.

      Je crois aussi effectivement qu'avoir un job me videra un peu la tête, et me permettra d'être un peu moins toujours à cheval sur mes angoisses, il n'y a plus qu'à et il faut que je me mette un bon coup de pied au cul pour que cette situation évolue au plus vite.

      Merci pour ton gentil message et ta flatterie toujours aussi touchante et naturelle! Je te renvoie toutes les bonnes ondes que j'ai pu découvrir entre tes lignes et je te souhaite sincèrement de trouver un équilibre et un bonheur qui te permette de te sentir plus légère toi aussi mentalement et physiquement! C'est un combat quotidien et on va y arriver!

      Des bisous :D !

  13. Encore un article qui me fait tout bizarre.
    Je suis dans cette phase iroquois. Et si je n'avais aps vu de photo de toi j'aurai pu croire que tu étais mon autre moi ..