BRIGHTON, BRUXELLES, AMSTERDAM : EXPLORING & SHARING

BRIGHTON

 » I had a flashback of something that never existed« . Voilà comment je vous décrivais il y a une bonne année de cela ce rêve un peu particulier, ce semblant de projection astrale, qui m’avait expédiée tout droit sur une immense jetée maritime dont l’atmosphère m’avait étrangement troublée. Je m’étais réveillée de cette balade nocturne un peu confuse, à la fois émerveillée par l’endroit que j’avais eu l’occasion de visiter en pensée, et perturbée de l’avoir assimilé presque comme une expérience nostalgique, un souvenir d’enfance dans lequel je me sentais familière, épanouie et en sécurité. Les images et le ressenti de cette nuit ne m’ont pas quittée une seule journée et ma petite obsession a pris une nouvelle dimension lorsque quelques semaines plus tard je suis tombée sur une émission tournée dans un cadre en tous points similaires au contexte dans lequel je m’étais retrouvée, et ce fameux endroit avait enfin un nom: il s’agissait d’une ville côtière d’Angleterre qui s’appelait Brighton.
J’ai retenu ce nom bien précieusement dans un coin de ma tête en espérant pouvoir m’y rendre un jour, et avec un salaire tout frais et une date symbolique à célébrer, c’était l’opportunité parfaite, l’impulsion rêvée pour me rendre sur place et voir si une quelconque magie devait opérer. Ce fût largement le cas, et le coup de coeur fût d’ailleurs quasiment immédiat.
Le trajet en train m’a un peu mis la puce à l’oreille quand j’ai vu tous les passagers me sourire amicalement lorsque nos regards se croisaient, ou qu’au fil des arrêts d’avantage d’étrangers piercés et tatoués s’amassaient à mes côtés. La stupeur a été totale sur place lorsque j’ai percuté en à peine quelques heures que parmi la population de Brighton je faisais probablement partie de la catégorie des personnes fades et conventionnelles puisque le mot d’ordre semblait être mis carrément sur l’individualité, l’excentricité et l’originalité. Les filles déambulaient sous mes yeux avec les cheveux de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel et étaient tatouées des pieds à la tête, les garçons arboraient des gros plugs et semblaient tous fraîchement sortis d’un barber shop vintage, et moi je me retournais sans cesse sur la beauté des passants bouche bée à longueur de journée en ne sachant plus vraiment où donner de la tête.
Il y a cette locale fantastique du nom d’Alexa Clarke Kent qui semble comme moi, apparemment aussi un peu submergée par la panoplie de belles personnes au mètre carré, si bien qu’elle les photographie quotidiennement, et traduit à la perfection ce que j’ai ressenti en étant confrontée aux anglais de l’est du Sussex en capturant tout ce que j’aurais voulu prendre comme clichés si je n’étais pas trop distraite par les alentours (et aussi terriblement timide)…Les rues de Brighton, c’est donc un peu tout ça:

La ville est un véritable lieu de pèlerinage pour les personnes qui se sentent à l’aise avec l’alternatif, et qui dit ville qui embrasse ses sous-cultures dit ville où il fait extrêmement bon vivre. Brighton c’est un peu Londres en mieux : on se repère instantanément et on se balade de manière totalement intuitive, c’est petit et dénué de la frénésie d’une grande ville et avec la plage en plus. On en fait vite le tour et on se sent immédiatement comme chez soi, l’accueil et les mentalités sont formidables, les filles sont en mini jupe et talons haut en février et personne n’est là pour trouver ça bizarre ou pour les huer, et le critère auquel on peut toujours se fier de manière intemporelle et qui ne trompe pas : quand c’est l’heure de rentrer chez soi et qu’on a qu’une envie, c’est de pleurer, c’est qu’on détient un petit bout de paradis terrestre.
J’ai pris très peu de photos (j’étais un peu trop occupée à manger, et à faire des siestes sur les galets avec mon visage fourré dans ses cheveux longs), mais pour compenser voilà un guide non exhaustif de ce que j’aimerais vous recommander si l’idée (excellente!) vous viendrait d’y aller.
Ma première recommandation concerne le choix de l’hôtel. C’était un peu la panique à ce niveau-là puisque beaucoup d’entre eux étaient totalement bookés au moment de ma venue ET détail non négligeable du fonctionnement brightonnien, beaucoup d’entre eux exigent la réservation de deux nuits au minimum ce qui n’était pas mon cas. J’avais d’abord comme premier choix, jeté mon dévolu sur l’hôtel Pelirocco qui était d’un kitsch absolu, mais qui répondait malheureusement à cette règle, comme la plupart des hôtels qui attiraient mon oeil au départ.

J’ai fini par prendre une chambre au classique Ibis un petit peu déçue par mes recherches inabouties, mais mon étonnement fût pourtant de taille : le prix était très démocratique pour une chambre spacieuse, ultra-moderne et reluisante, et ce à deux pas de la gare et avec un petit déjeuner-buffet de roi, du pur bonheur. Le petit plus qui m’a vraiment séduite était leur application pour smartphone Sleep Art qui crée une peinture lumineuse en fonction des sons issus de votre sommeil. Totalement inutile, donc totalement génial.

Au niveau bons plans bouffe, j’ai d’abord énormément apprécié Yum Yum Ninja où la nourriture était tout à fait surprenante. Délicieuse et un brin expérimentale,j’ai en plus eu l’occasion de jouir d’un service inégalable dans un cadre tout à fait charmant. A cause d’un retard tout à fait acceptable de mon plat, la serveuse est venue s’excuser mille fois pour l’attente, a resservi un plat entier à l’amoureux gratuitement qui était déjà presque au bout de son assiette, et nous a offert en plus un paquet de suppléments et d’à côté. On a fini par manger comme des ogres sous les sourires d’un service extrêmement agréable. L’hospitalité anglaise est tout simplement formidable et me change carrément de la Belgique où on vous amène une dame blanche sans le chocolat en trouvant ça normal et qui t’insultent presque si tu oses faire une observation ,ou pire, les restos français qui s’approprient automatiquement le change qui restait sur votre billet!

J’ai ensuite été à l’incontournable Meat liquor (un empire à Londres dans un décor tout aussi délirant), le fast food le plus design et atmosphérique dans lequel vous pouvez probablement vous retrouver pour déguster votre hamburger . La carte est essentiellement destinée aux carnivores, mais j’en profite justement vite pour signaler que Brighton est sans doute la ville la plus vegan friendly qui existe. De nombreux commerces et restaurants le revendiquent fièrement et proposent une cuisine d’une immense qualité au point d’être bookés des semaines à l’avance. A bon entendeur…!

Au niveau des endroits qui poutrent pour boire un verre, mon coeur se dirige totalement vers The Mesmerist. Un bar bien anglais absolument phénoménal au niveau de son univers totalement vintage, avec un brin de steampunk et de burlesque, qui en plus de t’accueillir comme il se doit, te propose régulièrement des divertissements avec des pin-ups à la clé, des concerts de garage punk, ou parfois même un coiffeur à disposition qui fait des coupes de cheveux façon vieux barber shop.

En parlant de Barber Shop (un concept très ancré dans la culture actuelle de la ville, la preuve je développe), il y en a un fameux dans les rues de Brighton, où nous sommes restés un peu bouche bée devant les vitrines et à la vue du personnel qui s’y attelait. AONO est zeplaicetoubi si vous aimez par exemple les coupes de cheveux dans le milieu metalcore qui sont en train de pulluler à tout va, que j’adore personnellement et qui ont ma triple approbation. Je regrette même d’ailleurs de ne pas être un garçon parce que si je n’avais pas l’option des longs cheveux comme c’est mon cas maintenant, c’est immédiatement ce vers quoi je me tournerais, et sans aucune hésitation, avec la grosse barbe et les mégas plugs qui vont avec, je me trouverais absolument canon.

Dans une rubrique plus dépensière et culturelle, j’ai fait quelques emplettes au « Dave’s comics » shop! C’était un peu comme pénétrer dans ma wishlist Amazon, et tomber sur des étalages remplis de ce que j’avais mis dans ma liste d’envies avec le temps. Le magasin était fabuleux, rempli de petits délices classés thématiquement, c’était une vraie torture de devoir reposer les 3/4 d’entre eux et d’être raisonnable. On a d’excellents magasins à Bruxelles en matière de nouvelles graphiques, mais étant carrément gourmande en la matière, j’ai quand même ressenti un léger regret de ne pas pouvoir assouvir d’avantage cette passion. Toucher et feuilleter est une sensation totalement différente dans ma manière de faire mes achats que je préfère largement à essayer de me décider derrière un écran…J’ai finalement opté pour « The Lost boy » qui me faisait envie depuis un bon moment :

 Et aussi pour  » A Monster Calls« , un petit livre tout en noirceur de Patrick Ness:

Il me fallait visiter l’équivalent du « musée d’histoire naturelle » du coin et c’est un peu en périphérie du centre que je suis allée jeter un oeil au Booth Museum. Le musée se trouve dans une sorte de grandes bâtisse en brique rouge et comporte tous les aspects d’une bonne collection habituelle : une panoplie de dioramas, et pour mon plus grand plaisir une très grande gamme de crânes de bovidés, et des cornes, toujours plus de cornes!. J’ai beaucoup aimé l’idée de ce couple qui trouvait que le cadre se prêtait pas mal à un photoshoot de fiançailles (on est d’accord sur ce point)…

Enfin, sur un séjour quasiment impeccable, il y a quand même eu un ou deux regrets. J’avais par exemple beaucoup d’attentes du cabaret de Brighton qui fût une grosse déception. J’aimais beaucoup l’idée de la présence de ce genre de bâtiment dans la ville, et le lieu était d’ailleurs absolument charmant. C’était comme pénétrer dans une reconstitution d’un cadre proche de la prohibition, les filles étaient toutes sur les 31 avec leurs perles et leurs plumes et la décoration était au rendez-vous, par contre niveau divertissement ça a fait plouf. La soirée a d’avantage ressemblé à un enterrement de vie de jeune fille avec une grosse drag queen qui a dégueulé ses poumons toute la soirée plutôt qu’à un véritable show burlesque de qualité. L’endroit n’est pas du tout approprié pour les gens qui comme nous ne venaient pas pour la restauration trois pièces mais seulement pour assister au spectacle, on est parti bien plus tôt que prévu à force de rester debout et de nous trouver dans les pieds des serveuses et à attendre le clou du spectacle qui n’arriva jamais.

Je regrette aussi de ne pas avoir vu le BYOC (Bring Your Own Cocktail) de Brighton, dont je trouvais le concept assez génial : on apporte sa bouteille d’alcool préférée, et avec celle-ci les barmans vous créent apparemment des cocktails divers et surprenants tout au long de la soirée avec votre liqueur préférée. Le cadre avait l’air mystérieux et intriguant! Petit bémol: une expérience qui tombe un peu à plat quand on est straight edge comme moi.

Enfin, ne pas avoir pu vivre une exposition à la Fabrica, qui semble être un gros noyau d’art contemporain de Brighton avec des installations démesurées et totalement époustouflantes me pousse encore d’avantage à vouloir revenir et reste un petit remord dont j’espère me débarrasser la prochaine fois…Nous sommes apparemment arrivés entre un démontage et la préparation de la prochaine exposition, j’espère rattraper le coup la prochaine fois!

AMSTERDAM
Je cherchais un prétexte pour enfin retourner à Amsterdam, notamment pour aller visiter cette monstruosité qui s’appelle le Vrolik Museum, mais aussi pour essayer de me débarrasser du souvenir désagréable que la ville m’avait laissée il y a une bonne dizaine d’années. Je m’oblige à revoir des villes que j’ai eu l’occasion de traverser lors d’anciens voyages scolaires et qui ne m’ont pas fait spécialement bonne impression pour essayer de leur donner une seconde chance en me concoctant des programmes plus alléchants que ce que les professeurs nous infligeait. J’attendais une opportunité à saisir, et la groupie que je suis a immédiatement répondu présente lorsque j’ai vu que Butcher Babies tournait et qu’une des rares dates européennes incluait la capitale des Pays-Bas, et même avant de pouvoir dire « oef », le weekend était réservé.

C’est officiel, Amsterdam et moi, on n’est pas fait pour s’entendre. Je vous aurais d’abord bien vanté la beauté renversante du Vrolik, mais je n’ai pas vu l’once d’un demi bébé dans du formol, puisque c’est probablement le seul musée sur cette planète à ma connaissance qui n’ouvre pas le week-end. C’est le premier EPIC FAIL que je me suis pris vendredi soir en voulant vérifier les heures d’ouverture, pas idéal comme entrée en la matière!

Ensuite, le métro à Amsterdam, c’est un peu égal au trafic ferroviaire bruxellois. J’ai eu l’imbécilité de penser qu’on appelait les choses par leur nom, et que ce serait le moyen de transport logique pour me déplacer. Grave erreur. Des heures de marche dans des rues très louches, n’ayant pas capté que pour atteindre mes objectifs le tram était probablement la meilleure option, en rajoutant à cela une aide totalement inexistante au piétonnier, une ville où le repérage instinctif m’est pour une raison obscure assez impossible, et la paranoïa de la mort subite à chaque coin de rue embrochée par un vélo, euh nee, dank u well, à un de ces jours.
Même si les joies de la balade citadine m’ont laissée carrément perplexe,j’ai quand même eu l’occasion de voir quelques petites choses qui valaient heureusement le détour et qui n’ont pas rendu les deux jours totalement imbuvables.
Mon désir d’hôtel fabuleux dans lequel pieuter a d’abord été carrément assouvi avec le Qbic Hotel. Un lit king size et des néons qu’on peut régler selon nos désirs, un résultat très pimp qui m’a beaucoup plu et avec lequel je me suis beaucoup amusée à des tarifs tout à fait abordables!

J’ai fait pas mal de courses, Amsterdam étant une véritable source en curiosités. Mon magasin préféré en la matière était de loin The Otherist. Le vendeur était un véritable aficionado des wunderkammers et la personne la plus charmante du monde, dans un anglais parfait il transmettait sa passion sur le sujet comme personne. J’ai ramené un paquet de choses, le choix étant très varié (on passe de l’entomologie aux bijoux féminins particuliers, des crânes aux antiquités, de la décoration d’intérieur aux soins esthétiques…) et dans cette petite partie des pays-Bas, ma propension à l’endettement a carrément explosé.

J’ai aussi été agréablement surprise par ce qui s’appelle apparemment un « concept store« . Le Hutspot est un peu une sorte d’Urban Outfitters où l’on trouve toute une gamme de vêtements hipsters et d’accessoires divers…au milieu d’un paquet de taxidermies également à la vente.

Du point de vue des restaurants, j’avais jeté mon dévolu sur un asiatique, Chow, pour des raisons plus qu’évidentes:

On s’est pris une grosse porte fermée en pleine tronche. On a alors jeté notre dévolu sur une autre enseigne, Mazzo, quelques mètres plus loin à cause de mon faible pour les enseignes lumineuses massives qui m’attirent telle une mouche à merde vers une combustion assurée. C’était sans doute le plus beau hasard de ce voyage, je n’ai plus voulu me lever des longs fauteuils en cuir matelassés dans lequel je m’étais affalée, et je garde un souvenir très précis de tout ce que j’ai goûté ce jour-là tellement mes papilles gustatives ont pris leur pied et où je me suis surprise de trouver tout ce qu’il y avait dans mon assiette, vraiment, vraiment délicieux.

Et puis enfin , la raison initiale du déplacement, Butcher Babies. Le peu de la communauté metalleuse que j’ai pu tâter ce soir-là était tout à fait exécrable. La majorité du public ressemblait à un groupe de laiderons sans aucune classe dont le langage vestimentaire semblait dater d’il y a une bonne dizaine d’années. Pas que j’en ai quelque chose à foutre personnellement, mais je trouve ça un peu suspect de ne trouver aucun point de repère dans les gens que je côtoie en salle d’un pays à l’autre, et qui ici ne semblaient pas avoir un seul orteil ancré dans ce qui se déroule dans leur registre musical ces derniers temps. Des espèces de faux punks dégueulasses cuvaient de manière totalement inappropriée dans la file en hurlant et bousculant tout le monde, et le bar dans lequel se déroulait le show avait l’excellente idée de servir les boissons dans des récipients en verre.
Je ne sais pas quand et comment ils se sont dit que c’était une bonne idée de donner des tessons de bouteille à un public craignos avec un taux d’alcoolémie élevé et une propension à bourrer dans le tas, mais voilà tout le génie que j’ai retenu d’une salle « phare » de la scène underground et du public flamand. InfidelAmsterdam doit être un putain de spécimen, parce qu’on était à des années de lumière de lui, et j’en suis profondément accablée.
Soit. Le portier a apparemment senti mon désir de voir les nénettes de près et nous a fait passer dans les premiers, si bien que nous étions collés à la scène pour assister de près au spectacle. Fort heureusement la prestation en valait à mes yeux largement le déplacement, et ma position était idéale, dans le sens où je n’ai jamais eu autant de silicone me frôler le visage, et d’extensions capillaires me caresser les joues. Je suis ressortie un peu éblouie par des filles renversantes de beauté mais surtout de talent, et malgré des stéréotypes trompeurs qui freinent, ce soir-là il y en avait beaucoup sous le téton, et « Goliath » est mon plus gros highlight de 2014 jusqu’à présent.

BRUXELLES
Dieu merci, je ne dois pas aller constamment aller à l’étranger pour voir les groupes qui me tiennent à coeur. S’il y en avait bien un pour lequel j’aurais fait sans doute le déplacement c’est Five Finger Death Punch que je ne pensais sincèrement jamais voir un jour. Je n’ai pas vu le groupe passer une seule fois par ici ces dernières années, et leur forte personnalité et popularité américaine me laissait penser qu’ils ne dépasseraient probablement jamais la frontière. Je suis tombée de mon siège quand j’ai vu qu’ils passaient en Belgique, et que ce serait un véritable regret de louper l’opportunité de cette tournée mondiale. Cette date était absolument phénoménale, l’émotion au rendez-vous, une salle entière scandant par coeur chacune des chansons, le chanteur dont j’étais déjà profondément amoureuse avec sa voix inégalable m’a totalement émue, encore un concert inoubliable où il était dur de ne pas flancher du genou et dont je suis repartie bouleversée.

La grosse surprise de ce mois-ci et que Bruxelles m’a offerte, c’est Mgla. Juju m’a demandé, les yeux pétillants et les tympans défoncés « On va à la date de black metal de ce mois-ci?« , et curieuse comme un pot de chambre et avide de nouveaux horizons musicaux, je n’ai pas hésité une seule seconde et j’ai dit oui. C’est aux côtés de chandelles, de crânes et d’encens qui m’ont rendue malade pendant tout le week-end suivant, que les polonais de Mgla sont montés sur scène et m’ont tout de suite ensorcelée. J’adore et j’adhère totalement à cette nouvelle vague du black metal qui se veut encore plus occulte, ésotérique, voire presque poétique. Il y a quelque chose dans le visuel et le son de cette scène émergente qui fait définitivement écho en moi. Mgla fût ce soir-là un coup de foudre instantané, un envoûtement brutal, l’un des rares groupes du genre qui a laissé une empreinte immédiate et dont j’ai depuis écouté l’album « With Hearts Towards None » en boucle, et qui m’a bien lancée sur d’autres groupes dans « le même état d’esprit » (avec des allures de Détraqueurs d’Harry Potter en somme.)

Mgla

 Cult of fire
Svartidaudi
Sinon, vous vous souvenez certainement de mon soupçon de complot du Graspop qui faisait tout, chaque année, pour me pousser à revenir fouler leur festival de merde alors que je me promets à moi-même que je n’y remettrai jamais les pieds sous AUCUN PRÉTEXTE. Ils ont encore  frappés fort pour l’édition 2014 dans le style « on va te mettre à l’affiche un groupe que adores et que tu n’espérais même pas voir un jour en live dans ta vie ». Je n’ai aucune volonté:

Enfin, pour clore le chapitre musical, tous ces excellents morceaux m’ont suivie partout ces derniers temps:







Bruxelles s’est révélée être d’un véritable charme ces derniers mois. C’est pourtant une ville que j’ai maudis pendant bon nombre d’années et contre laquelle j’ai eu beaucoup de rancoeur au niveau de sa propreté,sa diversité et surtout ses mentalités. Je ne sais pas si c’est parce que je mûris ou parce que je l’explore plus en profondeur, mais j’ai l’impression que les choses ont changé et qu’une certaine magie commence à s’évaporer de ses rues et ses pavés. Si je ne poste plus aussi régulièrement, c’est parce qu’elle a soudainement beaucoup à m’offrir, et que je cours à longueur de soirée dans tous les sens pour m’abreuver de son programme et des beautés qu’elle n’arrête jamais de me proposer.
Même si je sais que d’autres villes font d’avantage et entièrement corps avec moi, je peux enfin quand même dire que je suis dans une ville et un même un pays dans lequel je suis vraiment épanouie, et c’est une constatation à mes yeux inattendue et précieuse. On me propose ds films de B à Z, des expositions fabuleuses, des pièces de théâtre bouleversantes, une incroyable restauration et des concerts de metal tout au long de l’année, et je ne pourrais pas mieux demander. Quelques anecdotes me viennent à l’esprit, comme le soir où nous sommes allés à ce restaurant tibétain fabuleux et qu’en digérant et en discutant devant la sortie, mes yeux s’arrêtent sur la façade d’en face, subjuguée par l’architecture du bâtiment qui s’y trouve, me rappelant soudainement mes cours d’histoire de l’art de l’époque et l’amour furieux que cela avait développé chez moi pour l’art nouveau. L’atmosphère était envoûtante ce soir-là, la lumière particulière, le bruit inexistant, et le charme opère chaque fois la même manière dans la rue Defacqz lorsque je repasse devant cette façade-là:

Quelques jours plus tard nous nous rendons à l’avant-première de « L’étrange couleur des larmes de ton corps« , et belle coïncidence, dans une des premières scène se découpe cette même devanture devant laquelle je suis restée bouche bée l’autre soir, et le film continue de me bluffer en approfondissant tout le patrimoine belge dans le domaine en nous offrant des plans renversants sur des intérieurs que je rêverais de pouvoir visiter à l’occasion. Je me suis dit que j’avais une chance inouïe d’être dans le pays d’un courant artistique qui m’enchantait le plus…

Pour clôturer le chapitre filmique, dans les projections de films tordus de Bruxelles, mon Favori du BIFFF cette année était très probablement Wrong Cops, vu entre un collègue qui avait bu trop de Maitrank et qui était hilare pour un rien, et un autre qui pouffait dès que le mec d’en face dodelinait de la tête sur la musique de Mr. Oizo :

J’ai écouté une fois de plus les excellents conseils de Juju en matière de théâtre, je sais dorénavant que lorsqu’il m’envoie un message vers minuit avec des points d’exclamation pour me dire que je ne dois manquer certaines choses sous aucun prétexte, je peux me lancer dans l’aventure les yeux fermés avec une grosse claque à la fin. C’est la troisième fois que je vais voir une pièce du Théâtre National, et la troisième fois que j’en ressors secouée et tremblante. J’ai fait connaissance avec l’oeuvre de Fabrice Murgia ce soir-là, et sa poésie m’a hantée pendant toute la soirée. La pièce s’appelait Life:reset, chronique d’une ville épuisée, une oeuvre dénuée de quasi toute forme de dialogue et s’attaquait au mal-être humain depuis l’avènement du virtuel. Certaines images restent gravées comme des empreintes dans ma tête, la fin était d’un superbe bouleversant, c’était tordu, malsain, puissant et tout simplement jouissif.

Mon excuse pour ne pas bloguer en semaine c’est le boulot, le cinéma et les restaurants, et surtout les 99% de mon cerveau qui sont dédiées à l’inséparable. Mon excuse pour ne pas bloguer le week-end sont mes récents sorties orgasmiques dans le domaine de l’urbex. C’est une flamme brûlante qui sommeille en moi depuis des années et je n’attendais que les bonnes personnes, les bons aventuriers pour la déclencher, m’accompagner, et surtout aussi pour partager toute cette beauté. C’est un collègue du boulot passionné de photographie qui a mis le sujet sur le tapis, et ce qui était l’évocation d’un éventuel-projet-futur-à-faire-peut-être-un-de-ses-quatre s’est transformé avec moi la-grande-impatiente-impulsive-qui-a trop-attendu-dans-sa-vie-et-qui rêvait-de-ce-jour-depuis-longtemps en:  » on y va, MAINTENANT. »
L’assaut de la Powerplant IM a été le début d’une longue série d’explorations interminables qui nous a tous contaminés, et qui nous rend tous camés à chaque fois un peu plus qu’on se rend sur un nouveau spot. Le radar de l’otan abandonné, la villa Wallfahrt, l’atelier décor, l’ancienne brasserie Eylenbosch, le château de Noisy, le pré-métro d’Anvers, le cimetière des trains, on enchaîne et on ne s’en lasse pas… L’urbex te mord et t’envahit, c’est une obsession qui s’insinue en toi, qui te pourrit jusqu’à tes rêves et qui ne te lâche plus. Je n’ai pas de mots pour décrire l’émotion que je ressens à chaque fois que je passe une porte qui grince et q »elle dévoile quelque chose d’exceptionnel: des architectures à vous couper le souffle, ou encore des vortex sur le passé, et je n’ai pas les mots non plus pour vous décrire la sensation ressentie lorsque nous trouvons enfin les coordonnées d’un endroit que nous avons mis une semaine entière à chercher. J’ai juste mon coeur qui tambourine dans ma cage thoracique au point d’en devenir sourde, et le sentiment d’être une élue à qui on laisse la chance d’avoir un aperçu de ce qu’est la véritable définition de la beauté… Je laisse à d’autres le talent de retranscrire beaucoup mieux ce que je ressens un petit peu à chaque fois :





Merci Hel!

Je me suis procurée un accessoire fort utile pour cette activité qui occupe à présent une bonne partie de mon temps libre, et qui complète d’ailleurs à merveille mon désir d’allure post apocalyptique par la même occasio. Il s’agit d’une ceinture fourre-tout en cuir, un véritable outil d’exploration qui me permet d’avoir à portée de main tout ce qui s’est avéré indispensable et qui m’a souvent manqué jusqu’à présent comme un gel antibactérien, des gants, une petite lampe de poche, de quoi stocker des compact flash et des batteries pleines, et plus si affinités comme des sticks lumineux ou encore un talkie-walkie selon l’ampleur du délire, le mien étant très grand.

Si grand que, extrêmement satisfaite de mon achat, je me suis tout de suite projetée dans l’élaboration fantasmée d’une ceinture de super aventurière d’urbex dans laquelle je pourrais caser mes objectifs, mes capuchons, mon argentique, mes pellicules, afin de pouvoir jongler de l’un à l’autre aisément. Mon sac est un peu à l’image de mon blog: c’est à dire un chaos total. Quand je dois y trouver quelque chose, j’ai deux options, tout vider par terre et plonger dans le tas qui se présente à moi, ou étaler tout mon bazar sur le sol progressivement comme une gitane prête à vendre des petits chiens mécaniques en jouant de la flûte de pan.

C’est déjà pas pratique au quotidien, ça l’est encore moins sur des terrains où la propreté est inexistante et lorsque vous avez du matériel à changer qui souhaiterait dans l’idéal resté éloigné du moindre grain de poussière. C’est alors que le splendide garçon est venu à la rescousse pour me trouver la source de mon désir de ne plus passer pour une parfaite touriste, et m’apprendre par la même occasion qu’une super-ceinture-bionique(?)-d’urbex-multifonction,dans le langage courant, et bien ça s’appelle un sac photo, et que chez Wotancraft Atelier on semble exceller dans le domaine du sac pratique, waterproof, résistant et surtout de l’ultra classe (et l’ultra hors de prix aussi):



J’ai eu l’occasion de farfouiller et surtout de humer celui du compagnon, et j’approuve pour de bon, c’est de la grande qualitay que je vais me procurer fissa lorsque bébé 6D fera sa grande entrée à la maison.Je vous tiens au jus pour la bébé shower, et je poste cet article où vous vous dites probablement « Tout ça pour ça?« , et où je chercher toujours ce qui m’a pris deux mois avant de pouvoir enfin le boucler.


A part ça, rien. La fois prochaine je vous parle soit de Roa à Gand, soit de Berlin, soit de ce qui se passe dans ma vie quand je ne suis pas dans des bâtisses délabrées ou en train d’headbanger (j’ai écrit headbander, true story), ça peut-être bien aussi. J’espère vous dire que ça viendra probablement plus vite cette fois-ci, mais mon quota de promesses inaccomplies va probablement exploser.

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33  commentaires

  1. I'm fan of your pics <3

    1. Thank you dear friend!

  2. Alerte, alerte, alerte, endroits abandonnés !!! ♥ Et merci, tu m'as donné envie d'aller à Brighton alors que je ne connais rien, mais absolument rien de l'endroit… ! Mais en soit, il serait grand temps que je foute les pieds en Angleterre, depuis le temps qu'on me le conseil… (Mais en général, après avoir lu un de tes articles, j'ai toujours envie de faire ou de regarder c'que tu
    conseilles !)

    Je suis super contente de t'avoir croisé au BIFFF mais j'ai tellement râlé d'avoir fini trop tard pour pouvoir boire un verre avec toi :( J'ai hâte de lire le prochain article ! (Berliiin ♥)

    Des bisous !

    1. Tu n'as jamais mis les pieds en Angleterre?! J'espère que quand ce sera le cas ce sera comme ce fût le cas pour moi : une révélation!

      Je suis désolée pour mon injoignabilité actuelle, je suis une très mauvaise donneuse de nouvelles, et la rencontre furtive au BIFFF m'a enchantée, même si on n'a de nouveau pas eu de chance sur ce coup-là par la suite…! J'espère qu'il y aura bientôt un autre arrangement hasardeux qui te mettra sur mon chemin prochainement et que je pourrai me rattraper d'être une si mauvaise amie.

      Je t'embrasse!

  3. Je crois que l'Angleterre risque d'être un pays complètement bouleversant quand j'y poserai les pieds et ton article ne fait que le confirmer… Brighton a l'air tout simplement magnifique. Je suis complètement captivée par les photos et par tes écrits…

    De même, j'ai toujours trouvé que Bruxelles proposait un paquet de bonnes sorties / expositions / oeuvres cinématographiques, etc, et qu'il y avait un accès à la culture fascinant… Quand je compare avec ce que propose la France dans la matière je trouve qu'il y a quand même des progrès à faire. Je pense que la vision que nous entretenons de la ville peut effectivement changer au fur et à mesure, et ce sont souvent des détails qui nous font apprécier ce qu'elle peut nous offrir.

    Encore une fois je suis éblouie par toutes tes expériences, et tes photographies. Pas de mal à ne pas publier souvent : en toute honnêteté, quand il y a des choses fantastiques à vivre, les raconter ailleurs n'est pas forcément très intéressant. Merci de nous faire partager tout ceci malgré tout, c'est à chaque fois un plaisir !

    (Oh et de rien pour Malaise, j'avais complètement oublié cette vidéo et à chaque fois que j'y suis confrontée à nouveau je retombe amoureuse.)

    1. Je crois que la France n'est pas trop mal non plus dans son genre, mais que les forces culturelles sont probablement réparties sur un trop grand territoire, ce qui rend l'accès à certaines choses assez difficiles, c'est sans doute pour ça qu'au plus le pays est petit, au plus il semble me plaire, le noyau me semble plus condensé et actif…

      Merci à toi pour ta présence constante au fil des années, et tes commentaires toujours aussi affectueux et chaleureux malgré mes absences soudaines et fréquentes.

  4. Tes photos sont – encore et toujours – magnifiques, et je garde ton petit guide de voyage en tête, dès fois que je me rendrais un jour sur les mêmes lieux.
    Concernant l'Urbex, je me suis toujours demandée comment les gens trouvent de tels endroits… J'ai déjà visité quelques points sur Lille, mais qui sont plutôt connus et loin d'être intacts… Je serais ravie de partir un peu plus à l'exploration, surtout avec les beaux jours qui pointent, tu me donnes envie, que ce soit par tes photos hallucinantes ou par ces vidéos.
    Ça me fait tellement plaisir de te lire, et de constater que tu as l'air d'aller bien. Vraiment bien. :)

    1. Ha-ha! Tant que tu compiles les mots Lille et Urbex dans la même phrase, nous avons un ouikend qui se profile bientôt concernant une certaine prison et d'autres choses lilloises que nous souhaiterions visiter (je suis obsédée par le musée-piscine notamment). Je présume que tu l'as vue (la prison, pas la piscine) et qu'elle fait partie de ce que tu décris comme "les spots connus et loin 'être intacts". Je m'étais quand même dit dans un TRÈS TRÈS GRAND MOMENT D’ÉGAREMENT, que je t'enverrais un mail pour savoir si lors d'un dimanche ensoleillé futur ça te/vous dirait qu'on fasse une petite rencontre picnic derrière les barbelés. Le soir même j'ai vu une photo très moche de ma gueule, alors mon courage a fait prout, et j'ai renoncé à exposer ma misérable tronche au reste de l'humanité.

      Voilà pour les dernières niouzes sur les dernières divagations de mon cerveau te concernant.

  5. Tes photos sont tout simplement superbes. On a attendu longtemps mais ça valait le coup ! Je reviens de Londres mais cela me fait penser que cela fait bien longtemps que je ne suis pas allée à Brighton.
    J'aimerais pouvoir me relancer dans la photo et découvrir l'urbex mais je manque un peu de coeur en ce moment. J'espère que cela changera rapidement et que je me sentirai prête à explorer l'abandonné.

    1. Merci!
      Londres, j'oublie chaque fois mon coeur là-bas, tu ne l'aurais pas vu?
      Je n'ai pas beaucoup de passion non plus dernièrement pour certaines choses que j'aime faire habituellement, attendons la prochaine pleine lune.

  6. Brighton vient de passer en très bonne position dans la liste des endroits que je VEUX visiter. Merci pour cet aperçu, j'ai lu et dévoré des yeux les photos avec la bave au coin des lèvres.

    Mes oreilles te remercient également pour la découverte de Mgla, je me suis moi aussi découvert une passion dévorante pour ce style de black metal depuis quelques temps.
    Et je plussoie de tout mon coeur pour l'art nouveau ♥

    C'est à chaque fois un plaisir de te voir publier ici, j'attends la suite avec impatience !

    1. Chouette, j'aime bien donner l'envie aux gens de voyager, tu me fais croire que j'ai un peu réussi!
      De rien pour l'eargasm, c'est encore mieux quand c'est partagé!
      Merci chou, je te fais des bisekes!

  7. Les photos que tu as prises lors de tes sorties urbex sont magnifiques. Elles transpirent le bonheur, la liberté. Et sont très communicatives! J'ai moi aussi envie de ce genre d'échappées mais, pas facile de trouver le bon compagnon…
    J'ai également un collègue de boulot dont c'est la passion. Il revient de ses weekend en me montrant fièrement ses clichés. Et j'espère à chaque fois qu'il me propose de le suivre… En attendant, il faut que je me dépêche d'aller voir "L'étrange couleur des larmes de ton corps". J'avais vu "Amer" qui m'avait fortement déçue mais, la bande annonce de celui-ci me fait de l’œil!

    PS : J'ai vu sur ton tumblr une image d'Anamanaguchi et ça m'a fait plaisir car à chaque fois que j'essaie d'en parler autour de moi, on me regarde avec des yeux tout ronds. Pour les avoir vu en concert, ils sont géniaux! Voilà, c'est tout! :)

    1. Aah, Insomnia, jeune fille, où étiez-vous? Ça ne se fait pas de se faire apprécier et puis de disparaître de la circulation! Je te mets au défi immédiatement de proposer à ton collègue de l'accompagner, cette personne espère peut-être aussi que tu te joignes à la partie mais n'ose pas le demander, ce serait idiot de te priver de belles découvertes et aventures par timidité,fonce!

      L'étrange couleur des larmes de ton corps te fera peut-être le même effet que moi avec Amer, la première moitié et formidable, après on sombre dans la branlette labyrinthique et du redondant n'importe quoi.

      Je ne connaissais pas du tout Anamanaguchi! Il arrive très fréquemment que je poste sur mon Tumblr des images qui me parlent pour faire le lien des mois plus tard avec une référence musicale, cinématographique…Je suis allée écouter ça et c'est très spécial!

      A bientôt? Don't be a stranger!

    2. Que ton message me fait plaisir! Bien sûr "A bientôt"! Je ne laisse pas toujours de commentaires par ici mais, je te lis avec toujours autant de plaisir. Vrai de vrai <3

      Concernant Anamanaguchi, j'insiste encore un peu : essais le morceau qui s'appelle "Planet".
      Mon préféré. Il tourne en boucle.

  8. Ton post déchire
    Tes photos déchirent
    Brighton déchire
    Ta vie déchire
    Tu déchires.

    Ceci était le post le plus inutile du lot.
    Et il faut voir les autres films de Dupieux/M. Oizo si c'est pas déjà fait.
    Ravi de te voir heureuse. ;)

    1. C'est ta flatterie qui déchire!
      (Je n'ai regardé Wrong Cops que pour l'argument du réalisateur, sir!)

  9. Mgla <3

    Yeah ! c'est toujours aussi agréable de lire en long, large et travers tes billets ! qui sont fourre tout et où l'on apprend tant !

    c'est génial, tu donnes une vision de Brighton super rock 'n' roll et moi aussi je veux être un garçon pluggé avec une coupe trendy et un téléphone où je peux installer instagramm :D

    bon, suis une fille et je fais pousser mes cheveux, mais ça pourrait être marrant d'avoir une coupe à la garçonne fifties juste pour voir !

    en tout cas, bien contente de voir que ta vie est remplie de bien des merveilles ! tes photos sont toujours aussi chouettes et le reste aussi !

    1. "moi aussi je veux être un garçon pluggé avec une coupe trendy et un téléphone où je peux installer instagramm :D" (tu veux donc être…un hipster!)

      J'adore tes cheveux pour le moment, je n'ai pas le souvenir des les avoir jamais vus si longs depuis toutes ces années!

      <3

  10. Copyrightz

    Bien que je sois heureuse de te voir si épanouie (et crois moi ça te va bien) tu me manques quand même ! Hâte de voir ta nouvelle vision de Berlin. Des bisous !

    1. Toi aussI…! Quand est-ce qu'on se voit?
      Tu es le synonyme de Berlin à mes yeux, tu es la première image que je lui lie quand je pense à cette ville.

  11. Toujours incroyable de venir lire tes posts tous les mois et d'en prendre toujours aussi plein les yeux, avec de superbes images et plein d'infos bien chouette. Ça donne envie d'aller à Brighton.

    1. Merci Cécile <3

  12. Ah, Mgla is fantastic. Wish I had the chance to go the show as well, what a line up it was! You took great photos -as always (;

    1. They seem to tour a lot, I'm sure you'll get the chanse to seem them too!
      (Thanks, I miss your selfies and the evolution of your crazy hair ;-) )

    2. They do, and I definitely will!
      Haha awesome, I'll keep that in mind (:

  13. Tes photos, je les kiffe.
    J'ai pas d'énergie pour en dire plus ce soir.

    1. Merci le Cafard, étant toujours fan des tiennes, je le prends comme un grand compliment.

  14. trop bien le spot urbex  !
    J'en fais moins en ce moment mais comme je vais passer en Belgique je vais me préparer des petites sorties URBEX :)

    1. Bon amusement, des gens font des road trip rien qu'en Gelbique pour la richesse et la variété , j'ai hâte de voir ce que tu vas y découvrir!

  15. Fantine

    "L'atmosphère était envoûtante ce soir-là, la lumière particulière, le bruit inexistant, et le charme opère chaque fois la même manière dans la rue Defacqz lorsque je repasse devant cette façade-là"

    T'es au courant que c'est à deux pas de chez moi????
    Donc prochaine fois, tu seras priée de venir par la même occasion me claquer une grosse bise sur la joue, sans quoi je te bouderai pendant au moins 24h.

    (traduction : ma porte t'es toujours ouverte, fais moi signe si tu veux passer un de ces soirs/week end)

  16. Uhuhuh, je te jalouse, J'ai brunché souvent près du châtelain et je me dis A CHAQUE FOIS, ce serait chouette si j'invitais Fantine à s'extasier sur la bouffe avec moi, surtout qu'elle habite probablement à côté…

    Tu connais "Ici", tu connais "le rutabaga", tu connais "chez momo"? Puisque je suis incapable de répondre aux mails, je te le dis enfin maintenant, il n'y a pas un week-end où je ne pense pas à te demander d'aller manger un bout, mais j'ai une maladie incurable de procrastination dont les effets les plus nocifs sont le contact qui vient à s'étioler.

    On se voit donc bientôt, pour de vrai.

  17. He ben ça faisait longtemps! J'ai de plus ne plus envie de visiter l'Angleterre :)