2015′ SUMMER DIARIES #3: NORWAY OF LIFE, DAY 2.

Lorsque nous avons préparé le deuxième jour de notre voyage qui se déroulait beaucoup sur la route, nous avons tenté d’établir un planning « objectif ». Incluant des quarts d’heure de pause divers à des pompes à essence, en gonflant la durée estimée de nos visites aux points clés de nos journées, ou encore en pensant aux arrêts photo improvisés qui consumeraient pas mal de temps. Malgré toutes ces précautions, nous avons pris 4 heures de retard sur notre planning. Nous arrêtant devant chaque brin d’herbe ou à la moindre cascade, en tombant des nues face aux surprises que nous réservaient chaque tournant.
La stavkirke d’Hopperstad n’était pas celle que j’étais la plus impatiente de visiter, mais dieu merci j’ai eu la présence d’esprit de la laisser sur notre circuit. La longue route de la municipalité d’Aurland qu’il a fallu parcourir pour y arriver regorgeait de surprises et de paysages extraordinaires, nous sommes en effet passés en quelques dizaines de minutes de vallées verdoyantes remplies de moutons dociles à des routes enneigées au milieu des montagnes, spectateurs d’une faune et d’une flore étourdissante.
Hopperstad Stavkirke
J’ai adoré la stavkirke d’Hopperstad qui avait énormément de personnalité et y ait appris beaucoup de choses grâce à l’étudiant en charge qui répondait à toutes les questions qui pouvaient nous traverser l’esprit (best summer job ever). Je me demandais par exemple pourquoi le bois des stavkirkes était si noir, ce à quoi il me répondit que c’était du « tar » (ce qui m’a laissée encore plus perplexe avant d’avoir un traducteur en rentrant et percuter que c’était du goudron, un excellent nom de groupe pour un futur projet de black metal si vous voulez mon avis. Post scriptum de relecture: un groupe de post-hardcore américain s’en est déjà emparé). 
Les structures de l’église couvertes de goudron permettent effectivement au bâtiment d’être consolidé et de traverser les décennies sans trop s’abîmer, leur donnant au passage cet aspect particulièrement dramatique. Sur une note plus glauque, nous avons aussi été informé que sous nos pieds se trouvaient de nombreux cadavres d’enfants avant d’aller observer chaque centimètre carré de bois à la recherche de supposées runes gravées, en vain. L’étudiant a alors brandi sa petite lampe de poche sur un bout de la paroi interne, il a fallu une dizaine de secondes avant que mes yeux arrivent à les déceler et lorsque ce fût le cas, c’était le moment le plus magique qui soit.
Avec nos quatre heures de retard au compteur, il est déjà temps de se diriger vers notre nouveau camping après la visite. Nous avons décidés de loger à Gudvangen, uniquement à cause d’une interview de Einar Selvik enregistrée après l’une de ses prestations magistrales dans le Nærøyfjord, où il disait que c’était l’un de ses endroits préférés en Norvège. Gudvangen tient son nom de Gud, « dieu pagan », et de Vang qui fait référence à un lieu de culte qui se manifeste généralement par un grand espace dégagé. 
Au départ mon initiative était de loger au Fjordtell pour son ambiance fabuleuse, mais fauchée comme les blés nous avons une fois de plus opté pour le camping qui se valait carrément,  moins de décoration épique mais bien plus proche de la nature au final. La culture viking semble être ancrée plus en profondeur dans cette partie de la Norvège, une semaine après notre passage s’installait en effet un marché assez populaire sur ce thème (bonjour le timing de merde), et dans une vallée proche d’où nous logions se construit progressivement un village viking permanent, si ça c’est pas génial!
Gudvangen Fjordtell
Aegir Bryggeri
Viking Market, Gudvangen
Déjà à mi-chemin de notre petit séjour en Norvège, nous décidons de nous offrir un véritable repas pour changer des pains saucisses des stations d’essence. J’avais lu que l’Aegir Bryggeri de l’hôtel Flamsbrygga dans le village de Flam était excellent, et je n’ai pas eu à chercher vraiment plus loin, puisque c’était le seul établissement qui ressemblait à un restaurant à des kilomètres à la ronde. Le bâtiment aux allures médiévales (très ressemblant à une stavkirke) met un point d’honneur à respecter son histoire et est entièrement construit selon la tradition nordique. 
Leur distillerie adjacente au restaurant tient d’ailleurs son nom du géant Aegir, maître des océans, qui chaque année invitait les dieux nordiques à festoyer dans son hall, où les cornes à boire se remplissaient d’elle-même et où la nourriture se matérialisait par pure magie. Selon Odin, Aegir brassait la meilleure bière du monde entier, un pan de mythologie inspirant repris par la brasserie dont leur breuvage fût d’ailleurs élu meilleure bière en 2012.
J’avais un peu peur de tomber sur un endroit tellement thématique qu’il en serait cheap. J’ai halluciné en découvrant derrière la porte une cheminée centrale traversant tout le bâtiment et un décor en tout point fabuleux , m’imprégnant directement du réconfort et du charme que l’endroit m’inspirait. Les plats que nous avons choisis étaient tout à fait abordables et d’une qualité inégalable, un sentiment partagé par notre voisin de table avec lequel nous avons tenu la conversation. Cet américain était là pour un séminaire lié à la publication de son dernier roman, et nous a avoué avoir fondu en larmes en parcourant le coin. Il était littéralement déboussolé par la beauté des lieux et ne s’en remettait pas, un sentiment que nous partagions avec lui. En rentrant, j’ai commandé deux de ses livres qui font de cette rencontre un événement fortuit et particulièrement intriguant.
David Abram’s books
« À l’origine de ce livre particulièrement original, David Abram a reçu un crédit de recherche pour étudier les relations entre magie et médecine. Il s’est donc mis à la prestidigitation, conçue non comme un art de la tromperie mais comme une capacité à modifier le champ perceptif commun : pouvez-vous continuer à faire confiance à vos sens alors que je suis capable de faire des choses que vos sens, justement, n’expliquent pas ? Il s’est intéressé aux shamans et aux sorciers (aborigènes australiens et Navajos, notamment). Le shaman ne vit pas au coeur de sa communauté mais à sa marge. Il est l’intermédiaire, le médiateur, le négociateur entre les humains et tous les non-humains dont ils dépendent : plantes, animaux, climat, forêts, rivières, grottes, montagnes… Il y a donc une dimension écologique à l’art shamanique, ignorée par les anthropologues, car il n’y a rien de « surnaturel » dans la manière dont ils conçoivent leur action…

Pourquoi avons-nous perdu tout rapport de réciprocité avec la terre et les non-humains qui la peuplent ? Comment se fait-il que les arbres ne nous parlent plus ? Que le soleil et la lune se bornent désormais à décrire en aveugle un arc à travers le ciel ? Et que les multiples voix de la forêt ne nous enseignent plus rien ? À de telles questions répondent le plus souvent des récits qui aboutissent à faire de nous,  » enfants de la raison « , ceux qui ont su prendre conscience de ce que les humains étaient seuls au sein d’un monde vide et silencieux. Plutôt qu’une prise de conscience, ce qui nous est arrivé serait de l’ordre d’une brutale mutation écologique, qui a interrompu la symbiose entre nos sens et le monde.  » Manifestement, quelque chose manque – manque terriblement « , comme en témoigne la manière dont nous maltraitons et la terre et nous-mêmes. Toutefois, ce n’est pas l’ancien pouvoir d’animation des choses qui s’est tari. Ne sommes-nous pas témoins de scènes étranges ? N’avons-nous pas des visions ? Ne faisons-nous pas l’expérience d’autres vies… lorsque nous lisons ? Et si la magie vivifiante de nos sens avait été capturée par les mots écrits ? Les mots de David Abram possèdent cette magie, mais surtout ils réactivent l’expérience d’un monde au présent. Ce monde alentour qui, en sourdine, continue à nourrir nos manières de penser et de parler, de sentir et de vivre. Parce que la terre parle… »
J’ai adoré le peu de temps que nous avons passé à Flam. Le village était calme, accueillant, l’endroit était idéal pour pêcher, faire du kayak ou s’y baigner, je me suis immédiatement dit que j’aimerais y revenir pour un séjour prolongé, en hiver peut-être, et que cette fois-ci je me laisserais tenter par son très populaire tour en train. Au prochain épisode : Undredal, la ville où il y a 300 chèvres pour 60 habitants, et visite de Borgund et Urnes, deux des stavkirkes les mieux conservées et les plus réputées du coin. See you later, conquistadors.

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués par le symbole *.

23  commentaires

  1. JE VEUX TES CHEVEUX ! hum pardon, je m'égare ><.
    Mon copain va en Norvège dans deux semaines, et faute de moyens, je vais faire du cat-sitting chez moi pendant la durée de son voyage, et ça me déprime au plus haut point… Plus le temps passe, et moins j'aime la France, rien que sortir de chez moi est un gros effort, je me sent tellement mieux dans les autres pays (ne serait-ce que la Belgique, mais au final je pense que l'Ecosse a volé mon cœur il y a 4 ans, et je finirai bien par y retourner). Je lui demanderai bien de me ramener un ptit mouton norvégien, mais jpense pas qu'il rentrerai dans la voiture :(
    (Sorry pour mon long silence au fait, mais me revoilà ^^)

    1. Nononon tu ne veux pas mes cheveux crois-moi, c'est de nouveau une période hardcore à ce niveau-là (mais c'est gentil de dire ça quand même :) )

      Je me demandais si je t'avais vexée, je sais que parfois je parle cash et qu'en commentaire on ne comprend pas toujours le ton mis dans certains mots, surtout les miens…J'ai pris conscience que les gens vont et viennent sur internet, mais je suis contente de te revoir par ici, ta légèreté et ton insouciance me manquaient :D! Désolée de mon côté aussi d'être moins active, depuis que j'ai un boulot, j'ai du mal à trouver autant de temps qu'avant pour réagir…

      Il y va pour des vacances ou pour une mission bien précise? Ton copain va jusqu'en Norvège en voiture?????

      Cool! On pensait peut-être faire l'Ecosse l'année prochaine en mode sauvage, si tu as des conseils à prodiguer, je suis tout à fait preneuse!

    2. Il y va en "vacances" avec sa soeur, son beau frère et un c*nnard qui a pris ma "place". Je devais y aller, mais comme je n'ai pas de salaire fixe, j'peux pas me permettre ce genre de voyage pour le moment et il a du mal à le comprendre -__- (c'est un vrai panier percé et dès qu'on lui parle voyage c'est plus possible de le raisonner…)
      J'ai les boules mais bon… deux semaines enfermée de plus ou de moins, ça ne change pas grand chose pour moi. Et oui, il y va en voiture/ferry et tout le tralala.

      Euh bah pour l'écosse jvais t'avouer que quand on voyage, c'est mon copain qui s'occupe un peu de tout, moi je suis (jsuis pas trop douée pour prévoir ce genre de choses). On y était allée en avion (caca ><) et on avait loué une petite voiture dans laquelle on a dormi pendant 2 semaines. Avec le recul, j'sais pas comment on a fait lol.

    3. Tu travailles toujours au musée? Tu n'as pas d'horaires fixes là-bas? Même avec un temps plein c'est parfois dur de boucler le mois de mon côté quand je décide de partir sur un coup de tête donc j'imagine ce que ça doit être quand tu ne sais pas trop à quoi va ressembler le mois suivant :( !

      On a croisés quelques plaques belges lorsque nous y étions, on se demandait justement ce que ça ferait d'y aller en voiture de chez nous, et si ce serait moins cher comme alternative. Je trouverais ça horrible parce que je déteste rester trop longtemps dans une caisse, je devrais prendre beaucoup plus de jour de congés juste pour l'aller-retour, et j'ai l'impression que ce serait une ruine en essence…

      Pour l'Ecosse on voulait faire pareil mais avec une tente en plus. On ferait quand même des pauses bed and breakfast tous les trois jours pour se laver :p On pensait peut-être prendre le ferry et rouler avec notre voiture, mais une collègue m'a conseillé de louer sur place à cause de la conduite inversée notamment et des tarifs assez démocratiques selon elle. Donc je crois qu'on volerait jusque Glasgow et qu'on partirait de là…

      Tu as des photos du voyage que je pourrais voir :) ? Histoire de me booster encore plus!

    4. Ouais j'y bosses toujours, mais je ne suis que vacataire (en gros ils m'appellent quand ils ont besoin de moi, et comme ils sont très mal organisés et que l'argent est mal géré, en été s'ils m’appellent 10 fois c'est cool…). J'ai pas que ça, y a la photo aussi, mais comme je viens seulement de démarrer mon activité, faut le temps que ça se fasse.

      Ah ça c'est sûr que ça coûte cher en essence mais si j'y vais un jour, avec ma peur phobique de l'avion j'pourrai pas faire autrement malheureusement.
      On avait loué sur place, c'est bcp plus pratique (c'est la seule fois dma vie où j'ai pris l'avion donc on ne pouvait pas prendre la voiture) pour 2 semaines on en avait eu pour genre 200£ et on avait payé à l'avance, donc on était tranquilles avec ça.

      Pour les photos, j'avais fait un article y a longtemps (avec des vieilles photos, mon voyage date de 2011) : http://the-art-of-dying.blogspot.fr/2012/07/one-year-after-scotland.html

      .-)

    5. Ce serait chouette que tu puisses vivre de la photo! Mais je présume que tu ne sais pas toujours non plus de quoi tes mois seront faits, et doit rester stressant dans le fond…

      Tu me rassures au niveau de la location! Tout le monde semble dire que les voitures sont complètement abordables là-bas, c'est déjà un bon point!

      Merci pour les photos, elles me seront bien utiles lorsque je commencerai à créer ma carte de visite dans les mois à suivre!

  2. La semaine prochaine c'est nos vacances et on a toujours rien booké. J'envoie tes posts à mon copain en espérant fort fort foooorrttt que tes photos lui feront oublier le décalage horaire pour le peu de temps que nous avons pour le convaincre de booker la Norvège! Si ça marche je te dois une bière un de ses 4 parce que je n'ai pas tant envie de passer mes vacances à Cuba mais je ne veux pas rester ici non plus!

    1. Oulala, je n'imagine même pas booker des vacances en si peu de temps! Moi qui prépare tout deux mois à l'avance, j'en ai des angoisses pour toi!
      Dis-moi si ça se fait! J'espère que oui! Si c'est le cas te que tu as des questions sur le sujet, n'hésite pas :) !

      Ma famille a fait Cuba et a adoré! De tout ce qu'ils me racontaient ça ne semblait pas du tout être ma tasse de thé même si j'étais affreusement jalouse d'une photo de mon père avec un petit cochon sauvage qui est venu faire une sieste à ses pieds ;-) !

    2. La Norvège et l'Islande était hors de prix.. à 2000$ le billet, je vais passer on tour ou bien acheter mes billets en avance la prochaine fois, mais bon mon contrat à .t. devancé puis repoussé puis devancé donc c'était difficile de planifier un voyage correctement. Mais je te remercie quand même pour ton aide et ton inspiration, on va probablement essayer d'y aller l'année prochaine (je vous envie beaucoup d'avoir autant de possibilité de voyage tout près de vous! Ici voyager à l'intérieur du pats coute la même chose ou plus cher qu'un aller retour Montréal – Paris). Mais bref, finalement on a opté pour Cancun, question de pouvoir aller visiter les pyramides et de ne pas rester coller dans un tout inclus de merde à Cuba.

      Et pour ton autre commentaire de l'autre post, si tu n'es pas certaine des campings, je te conseil de dormir dans l'auto. Il y a quelques années on avait fait un road trip en Europe et on passait trois nuits dans notre voiture de location et 1 nuit a l'hotel ou un coachsurfing (ark! plus jamais). On trouvait un truck stop avec douche et toilette puis on se garait et dormait quand même pas trop mal. Je me sentais en sécurité en étant entre "4 murs" et puis je savais que notre voiture était propre et qu'il y avait pas de chance que je me frotte une couverture plein de sperm sec au visage. Bref, c'était bien, juste faire attention au soleil qui devenait insupportable en Croatie :P

      J'ai aussi bien hâte de lire tes aventures en Asie. J'ai l'impression que je ne suis pas encore prête à faire face à tout ce monde.

    3. Je me fais tout le temps la réflexion qu'on est vraiment bien placés sur la carte, on a accès à toutes sortes de destinations et de cultures très variées pour des prix décents, je me rends compte de notre chance tous les jours et me demande souvent comment je ferais si j'étais beaucoup plus loin géographiquement de mes centres d'intérêt…

      Bonnes vacances à Cancun! L'eau y a l'air absolument limpide!

      Je ne m'imagine pas du tout dormir dans une voiture, même si j'y ai effectivement déjà songé à cette possibilité et que j'ai pensé aux mêmes arguments qu'aux tiens! Une collègue à mon travail voulait faire l'Ecosse aussi l'année prochaine avec une amie, elle semble partante pour qu'on y aille au même moment, et qu'on se retrouve à des endroits clés pour camper… Cela me rassurerait beaucoup d'être à plusieurs,et elle a l'air beaucoup plus à l'aise à l'idée de le faire comme ça que moi, ce qui m'a sacrément motivée! On verra si cela se concrétise, mais je serais vraiment emballée à l'idée de le faire une fois de cette manière :D !

      Du coachsurfing? Argh! Déjà que je n'ai pas su passer l'étape Airbnb, je n'ose imaginer cette option!

      "J'ai aussi bien hâte de lire tes aventures en Asie. J'ai l'impression que je ne suis pas encore prête à faire face à tout ce monde." Moi non plus figure-toi, le premier article arrive bientôt pour en parler :)

    4. ahahah j'avais peur pour Airbnb, mon copain voulait le faire en Islande puis tout est tombé à l'eau. C'est vraiment aussi terrible? L'idée d'être chez un inconnu ne me plait pas. Et oui Couchsurfing c'est aussi affreux que ça peut sembler. En Autriche on a eu le droit à une rencontre parce qu'on ne participait pas assez à l'esprit couchsurfing (= boire avec des dudes un peu louchent à la Jack Kerouac en laissant de côté toutes les merveilles à visiter d'un pays qu'on ne revisitera peut être plus jamais tout ça en dormant cordé dans des draps sales dans un salon avec dix autres inconnus tout aussi dégeulasse qui se tapent des joints sur tes bagages ). Mais bon je suis aussi particulièrement chialeuse et bourgeoise quand il s'agit de mettre ma tête sur un oreillé dont je ne connais pas la provenance exact.

      J'ai terriblement hâte de lire tes aventure en Ecosse!!! et surtout voir les photos!!

      Et pour Cancun.. L'eau était plein de seaweed dégeulasse. Un voyage très très étrange avec quelques merveilles qui, au final, ne m'ont pas fait regretter le détour. Mais je ne sais pas si j'y retournerai un jour.

  3. Je n'ai pas encore eu le temps de commenter l'article précédent que boom, un nouveau ! Du coup je compile toutes mes remarques ici.

    Déjà, je me suis demandée plusieurs fois si je n'avais pas activé le zoom de mon navigateur par erreur, mais non ! Bye bye la barre latérale, bonjour les immenses photos :)

    Je ne sais pas si c'est ma résolution d'écran qui veut cela (1680×1050 actuellement au bureau) ou le fait que mon écran est relativement proche de mon visage, mais je réalise que voir les photos et lire le texte m'est plus confortable en faisant un petit zoom arrière à 90%. C'est une préférence personnelle dont je te fais part tout de même vu ton redesign imminent !

    Pour tout t'avouer, hier soir en lisant ton article j'ai été prise d'une immense envie et d'un négativisme profondément égoïstes. Je t'enviais de vivre des choses si belles et des voyages si enrichissants, je t'enviais de tous ces moments de vie si forts, je t'enviais de pouvoir tout claquer pour te dire "allez on part là ou là ou encore là", et ça m'a rendue de fort mauvaise humeur. C'était assez puissant et négatif, alors que justement tu postes ces images et textes dans un but de positivisme et d'ouverture, je trouvais du coup ma réaction assez intéressante (bien que totalement injustifiée, j'en ai conscience) pour te la partager.

    Une fois passé mon moment de coup de mou, j'ai réalisé que la grosse différence entre toi et moi, c'est que tu t'en donnais les moyens. Que tu étais prête à bouffer des pâtes sur 3 mois pour oser ce genre de voyages. Et en y réfléchissant bien, absolument rien ne m'empêche de faire de même, sinon la volonté. C'est tout. Donc je m'interdis désormais de me pâmer sur tes images et tes mots ; j'essaie au contraire de m'en inspirer pour réaliser que finalement, ces rêves de voyage sont loin d'être inaccessibles. Et rien que pour ça, merci de me remuer le popotin et de me forcer à penser plus loin que ma bête jalousie.

    1. Oui, je suis prévoyante, je sens l'embouteillage dans quelques semaines alors j'essaie d'être productive, espérons que ça dure!
      J'essaie effectivement de faire un prolongement moins violent avec ce qui va suivre avec le nouveau blog, tu soulignes mon gros problème de questionnement de mise en page. Avec mes capacités limitées je n'arrive pas à faire en sorte que le texte s'aligne à la largeur des images et c'est très chiant.

      Je suis en plein débat de largeur idéale des visuels et de taille de texte, ça me rend complètement malade. Sur mon portable à la maison l'image rentre tout juste, ici sur les grands écrans du boulot, ça passe nickel. Donc je ne sais pas trop sur quel pied danser, même si j'ai cru comprendre qu'avec WordPress ça s'adaptera naturellement, je vais envoyer un mail à Marie pour y voir plus clair. AU SE-COURS.

      Je comprends le sentiment que tu décris parfaitement, et j'imagine qu'il doit être encore plus accentué avec ce sur quoi tu planches maintenant depuis un bon moment… Si ça peut te réconforter, quand j'ai parlé de ton dernier article à Seb je lui ai dit qu'on ne vous invitera plus jamais parce qu'on devait avoir l'air de deux gros fermiers à vos yeux quand je lis ce que tu es en train d'accomplir dans ton coin. Voyager, tu pourras toujours le faire plus tard et avec bien plus de moyens que moi quand tu auras créé une chèvre bionique dans ton labo et que tu seras riche et célèbre, de mon côté me refaire un cerveau et avoir l'air malin c'est une affaire grillée à tout jamais.

      Je crois qu'on est assez similaires toutes les deux et qu'on veut tout faire en même temps, mais il ne faut pas oublier de se ménager dans l'histoire, chaque chose en son temps. Je suis aussi frustrée à l'idée de tout ce que j'aimerais faire parfois, mais je me rappelle les sages paroles de Ferris Bueller et je me pose un peu.

      Enfin, si tu veux prendre l'air, voir du paysage, faire de l'urbex quand tu estimes que tu as droit à sortir la tête des bouquins, c'est toujours plus chouette à plusieurs qu'en étant tout seul et on est toujours partants pour partir à l'aventure avec vous :)

  4. Anonyme

    J'adore les tee-shirts avec des runes. Il vient d'un groupe peut-être ?

    1. Hey!
      Oui il vient d'un groupe norvégien qui s'appelle Taake.
      Si tu aimes les t-shirts aves les runes, Long Clothing a fait pas mal de choses sur ce sujet.

  5. UGH je viens d'essayer de publier un commentaire et thx to ma connexion de merde en ce moment, j'ai tout perdu :@
    BREF ! Comme je le disais donc, moi non plus je n'ai même pas eu le temps de commenter l'article précédent ! Cela dit je ne me plains pas, j'approuve au contraire ce rythme plus soutenu :p

    Ton voyage me fait rêver, et les moutons gniiiiiiiiiii.
    J'étais surprise de te voir prendre l'option camping, toi qui a toujours des plans de fifou niveau hôtels ! Il y a quelques années j'aurais dis NO WAY, mais depuis mon baptême de nuit sous la tente à Wacken j'ai un peu revu mes a priori. Le camping sauvage notamment me fait de plus en plus envie. Et puis dans un cadre pareil ça aurait été dommage de ne pas profiter à fond de la nature :)

    (et cette fois-ci je CRTL+C avant de poster…)

    1. Regarde moi ça la fille qui veut se la péter et n'arrive pas à mettre les lettres de CTRL dans le bon ordre…
      Sinon je plussoie Eli niveau largeur du blog, j'aime beaucoup la disposition en une colonne mais ça a plus de gueule avec un zoom à 90% chez moi aussi.

    2. C'est justement le camping en festival qui m'a foutu plein d'inquiétudes et d'à priori sur le sujet, j'étais contente de voir que ce n'était pas du tout la même ambiance et que ce n'était pas l'anarchie complète et que les gens respectaient le sommeil des autres! En parlant du Wacken tu as vu ce qu'il s'est passé cette année? J'étais traumatisée pour eux!

      Haha,tout le monde me prend pour une snob, c'est très drôle :D ! Mais non, je ne peux pas toujours me permettre des toilettes dans la même pièce et de prendre des douches tous les jours. Entre avoir un tatouage décent ou dormir dans du King Size, il faut malheureusement parfois choisir :D!

      J'ai la flemme de tout recadrer,alors j'espère que vous saurez patienter avec cette disposition jusqu'au nouveau site :x

    3. Oui ! Des amis y étaient, je pense qu'ils ne sécheront plus jamais complètement, haha.

      Et ne t'inquiète pas, j'ai d'ailleurs très hâte de voir le nouveau site ! Tu as une idée de la date à laquelle il sera prêt ?

    1. WOUAW!
      C'est tellement chouette! Je n'ose pas regarder où c'est de peur de découvrir que c'était tout près d'où on était :-S!

      On voulait aller là aussi, mais c'était trop loin :

      https://www.google.com/search?q=trolltunga&safe=off&rlz=1C1NNVC_enBE493BE513&espv=2&biw=1366&bih=643&source=lnms&tbm=isch&sa=X&sqi=2&ved=0CAYQ_AUoAWoVChMI9obk45OQxwIViuwUCh3MPgG3

  6. Toutes ces images qui racontent une histoire chacune à elles seules, ça me fait presque tourner la tête. Ces montagnes, ces vallées, cette architecture, ces couleurs froides et vibrantes… C'est émouvant de beauté, a mettre les larmes aux yeux… Comme tu l'exprimes si bien toi-même lors de ta rencontre avec cet auteur américain.
    D'ailleurs en parlant de ça, les rencontres fortuites sont souvent les plus parlantes. C'est dans "la prophétie des andes" que l'auteur dit "la vie est faite d'un enchainement de hasards qui forment la destinée" cette réflexion n'est pas bête à mon sens. On rencontre parfois certaines personnes au bon moment.
    D'ailleurs je vais me pencher sur cet auteur et ces écrits. C'est perturbant… Cela me parle beaucoup trop.