SUMMER DIARIES #6: WOLVES OF THE SEA & CELTIC WARRIORS

En août de l’année précédente, il était convenu sur les terres de Reims que nous attendrions une année entière avant de reformer la piraterie, même si nous semblions tous sacrément tentés à l’idée de remettre le couvert dès le week-end suivant. Nous n’avons finalement pas du tout tenu parole trouvant le moindre prétexte pour se revoir dès que possible, rendant le moment des séparations toujours plus douloureux et déchirant. 
Le trajet qui me semblait si long l’année précédente pour rejoindre le lieu des festivités s’est déroulé cette fois-ci en un éclair. Et la peur au ventre lors de notre arrivée la fois passée a laissé place une immense sérénité, sans doute un peu comme celle que l’on ressent lorsqu’on rejoint la maison de son enfance pour y retrouver sa famille. Nous arrivons comme la tradition le veut sur un fond d’Amon Amarth triomphant, retrouvant le chemin du Terrain immédiatement comme si nous l’avions quitté hier. J’étais complètement surprise en découvrant le nouveau look d’Ophélie qui me donnait l’impression de regarder sous certains angles dans un miroir, et en entendant les mésaventures de Monsieur Mignon totalement similaires aux nôtres ces derniers temps. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à nouveau que d’une façon bien étrange j’étais profondément liée à ces gens, et qu’une rôle de connexion nous faisaient évoluer de manière analogue.
Certains pourraient qualifier de ce rendez-vous annuel comme une simple fête, à mes yeux et mon coeur, c’est bien plus que ça. C’est le week-end qui me permet de renouer avec ma part d’insouciance et de créativité et qui pendant quelques heures me permet de figer complètement le temps. Nous sommes l’espace d’une nuit complètement hors de nous, les héros costumés de nos existences parallèles et fantasmées, des danseurs de feu au fond des bois, et les acteurs de nos innocences. C’est la nuit dénuée de tout jugement et la célébration de dieux invisibles, où des inconnus d’il y a quelques heures s’avèrent être des gens fabuleux (big up à Clément et Tiffany!), complices des conversations les plus simples et des plus authentiques, et où les amis de longue date nous avouent qu’ils nous aiment.
Et puis le soleil pointe le bout de son nez. Et les dernières braises s’éteignent. On tente de tirer l’après-midi en longueur en espérant que ce dimanche soit extensible. Les yeux brûlent et les gorges se nouent et après quelques mouvements de mains interminables on attend impatiemment le tournant au bout de la route pour perdre toute forme de dignité sous les paroles réconfortantes des garçons bienveillants. Eli demandait récemment dans son tag l’endroit dans lequel on se sentait le plus en sécurité, et je crois que j’ai envie de changer ma réponse. Même si chaque année on manque d’y être brûlé au centième degré, le seul endroit où mon coeur est toujours en paix c’est sur l’île aux pirates.

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9  commentaires

  1. Pas mal de mes lectures ces derniers temps tournent autour de l'idée qu'on a besoin pour se développer de trouver sa tribu, autrement dit un groupe de personnes en la présence de qui on est tiré vers le haut pour donner le meilleur de soi-même. Ton texte m'apporte à ce sujet un angle plus émotionnel qui conforte ce propos et me fait sacrément envie.

    Et puis ces photos… <3 Tu me fais penser à une guerrière tribale post-apocalyptique dont je collectionne quelques photos comme celle-ci, vous êtes superbes. Il transparait dans ces images une insouciance et candeur de gamins qui se créent tout un univers sur les quelques minutes d'une pause récré, c'est tellement chouette à regarder !

    Merci de nous transmettre un peu de la magie de ces moments uniques, c'est simplement magnifique :)

    1. Ce sont tes lectures de développement personnel que tu évoques?
      Merci pour la guerrière post-apocalyptique, ton image faisait partie de mon tableau d'inspiration : https://www.pinterest.com/alekscrement/post-apocalyptic-cosplay/
      Mais de rien, je suis contente que cela t'aie plu!

    2. Ouaip, je suis passée par toute une phase de lectures plus ou moins clichées de "coaches" américains pour essayer d'apprendre une recette miracle pour me discipliner et mieux gérer mon temps voire ma vie. Le ton se situe entre du blabla new age et un "sortez-vous les doigts du cul" condescendant, mais j'ai tiré de chaque bouquin les choses que je pouvais appliquer à moi-même en mettant de côté le reste.
      Dans tout ça, il y a pas mal de contenu sur "notre relation aux gens qui nous entourent" ; étant une belle handicapée des relations sociales j'apprends par les livres ce qu'un humain normalement constitué apprend au cours de sa scolarité. Et j'essaye de trouver un équilibre entre le "donne à tout le monde sa chance" et "ne t'entoure que de gens qui te tirent vers le haut", ce qui n'est pas facile surtout si tu ajoutes une belle couche d'élitisme que je n'arrive hélas pas à gommer de ma personne.

      Ohlala ce board pinterest a des reflets de Mad Max, et ta propre interprétation compile à merveille ces inspirations guerrières :)

  2. Ton portrait m'a hypnotisé, tu m'as fait penser à une princesse Mononoké des temps modernes

    Daria/Miss Hache

    1. Ah! Tu n'es pas la seule à avoir fait un rapprochement avec le dessin animé auquel je n'avais pas du tout pensé au départ!

  3. Your hair is perfect!!!

    1. Thank you <3

  4. //Re: No, I did not! Thank you, I like these sites so much! *-*

    1. I'm glad you know them now :)